AFRIQUE
Mali : les attaques terroristes du JNIM mettent la junte sous pression
Le 22 septembre, les affrontements entre l’armée régulière malienne et le principal groupe terroriste du pays se sont intensifiés, à l’aube de la fête de l’indépendance malienne, le 22 septembre. Des attaques récentes revendiquées par le JNIM (Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin), une branche d’Al-Qaïda, au Sahel, ont eu lieu les 10 et 19 septembre, visant des installations militaires. L’attaque du 10 septembre a causé la mort de plus de 100 militaires de l’armée régulière tandis que l’attaque de drones kamikazes du 19 septembre a rendu inévitable le déploiement des forces spéciales et la clôture de la base aérienne de Sévaré. Cette attaque a également causé des pertes au sein du groupe paramilitaire russe Africa Corps. Elle montre aussi les améliorations technologiques et les changements de tactique du groupe terroriste, qui mène désormais régulièrement ses attaques et ses missions de reconnaissance à l’aide de drones. L’attaque du 19 septembre illustre ce tournant vers une « guerre venue des airs ». Suite à la recrudescence des actes terroristes qui déstabilisent la région depuis des années et les récents événements, le chef de la junte au pouvoir, le général Assimi Goïta, a organisé une réunion de crise le 21 septembre. Aucune communication officielle n’a été publiée à la suite de cette réunion. Cependant, le 22 septembre, lors de son discours pour la fête de l’indépendance, le général Goïta a affirmé que la lutte contre le terrorisme allait se renforcer.
- L’armée régulière malienne est soutenue par des forces étrangères. L’Africa Corps, affilié à la Russie, intervient dans la région du Sahel : Mali, Burkina Faso, Niger…
- Depuis septembre 2025, le JNIM impose un blocus des carburants vers la capitale, Bamako, en détruisant des centaines de camions citernes et obstruant les axes routiers.
- Le JNIM est l’un des groupes djihadistes les plus meurtriers d’Afrique. Selon l’indice mondial du terrorisme, en 2024, environ 19 % de toutes les attaques terroristes dans le monde et plus de la moitié de tous les décès liés au terrorisme dans le monde se sont produits au Sahel. Les experts estiment que le groupe serait composé de plusieurs milliers de membres, pour la plupart des jeunes hommes locaux. L’objectif du JNIM est politique et religieux : remplacer les autorités de l’État par une interprétation conservatrice de la loi islamique. Le JNIM demande également le retrait des troupes étrangères du Mali.
(France 24, Rfi, BBC, The Sahel Research Group)
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AMÉRIQUES
États-Unis – Groenland : un nouvel accord de sécurité dans l’Arctique
Le 22 septembre 2026, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, les États-Unis, le Danemark et le Groenland ont signé un nouvel accord trilatéral visant à actualiser le traité de défense américano-danois de 1951. Celui-ci renforce considérablement l’accès militaire américain au Groenland, notamment avec la modernisation de la base de Pituffik et la création de nouvelles zones de défense à Narsarsuaq et Mestersvig. L’accord permet également aux États-Unis de développer des capacités de défense antimissile, notamment dans le cadre du projet « Golden Dome », tout en garantissant des droits élargis de circulation aérienne, terrestre et maritime sur le territoire. Il ne modifie toutefois pas le statut politique du Groenland, qui demeure un territoire autonome du Royaume du Danemark et conserve son droit à l’autodétermination. L’accord traduit ainsi la volonté de renforcer la présence occidentale dans l’Arctique face à la montée des rivalités stratégiques avec la Russie et la Chine.
- Le Groenland occupe une position stratégique majeure dans l’Arctique en raison de sa proximité avec l’Amérique du Nord, l’Europe et les routes maritimes arctiques. Déjà présente à Pituffik Space Base, la présence américaine permet notamment de surveiller l’espace et les activités militaires dans le Grand Nord. Le nouvel accord pourrait donc transformer progressivement le Groenland en un élément encore plus important du dispositif de défense américain et de l’OTAN dans l’Arctique.
- L’accord comporte également une dimension économique et géopolitique. Il limite l’accès de pays extérieurs à l’OTAN et à l’Union européenne à certains secteurs stratégiques du Groenland, notamment les infrastructures et les investissements sensibles. Cette disposition vise notamment à empêcher la Chine et la Russie d’accroître leur influence économique ou militaire sur l’île, dans un contexte où les ressources naturelles et les nouvelles routes maritimes de l’Arctique suscitent un intérêt croissant.
- La place du Groenland dans cet accord est particulièrement importante. Pour la première fois, les autorités groenlandaises sont directement associées à un dispositif de sécurité de cette ampleur, alors que l’île reste officiellement sous souveraineté danoise. À long terme, cette implication pourrait renforcer le poids politique de Nuuk dans ses relations avec Copenhague et Washington, mais aussi rendre plus complexe la question d’une éventuelle indépendance du Groenland, puisque le nouvel accord prévoit la continuité de certaines obligations de défense en cas d’évolution du statut politique de l’île.
- À terme, l’accord pourrait contribuer à une militarisation accrue de l’Arctique. Le renforcement des capacités américaines et de l’OTAN au Groenland pourrait entraîner une réaction de la Russie et une intensification de la compétition stratégique dans la région. Le développement de nouvelles infrastructures militaires pourrait également faire du Groenland un point central du contrôle des routes maritimes et des espaces aériens arctiques, dont l’importance devrait augmenter avec la fonte progressive de la banquise.
(Council on Foreign Relations; CSIS; BBC; Le Monde; House of Commons Library; Reuteurs)
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ASIE
Arsenal nucléaire : nouvelles escalades dans la péninsule coréenne
Du 12 au 20 septembre, la Corée du Nord a tiré à deux reprises des missiles balistiques au large de sa côte est. Ces frappes interviennent dans un contexte de tensions grandissantes entre les deux voisins de la péninsule coréenne au sujet de leur arsenal nucléaire respectifs. En effet, on observe la Corée du Nord parler de renforcement de son “solide bouclier nucléaire”, tandis que la Corée du Sud commence à structurer sa position nucléaire défensive par une intégration stratégique avec les États-Unis. Des deux côtés du 38ème parallèle, la situation se décline ainsi :
- Le 7 septembre, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a officiellement été informée par la Corée du Sud de son intention d’entamer des discussions sur un accord de sécurité pour des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins qu’elle prévoit de construire d’ici 2030. Les Etats-Unis avaient déjà donné leur aval et fournira le carburant nucléaire.
- Parallèlement se sont déroulés du 7 au 11 septembre, près de l’île de Jeju, les exercices militaires trilatéraux Freedom Edge entre la Corée du Sud, le Japon, et les États-Unis. C’est justement le lendemain de la fin de l’exercice que la Corée du Nord a envoyé la première salves de missiles balistiques.
- Le ministre de la défense nord coréen a dénoncé les exercices en les qualifiant de “provocateurs”. Ces critiques ont été poursuivis lors du forum de Xiangshan à Pékin. Lors de cette conférence annuelle sur la défense et la diplomatie militaire, le vice-ministre de la Défense nord coréen a déclaré que l’élargissement de l’alliance nucléaire entre Séoul, Tokyo et Washington justifiait le renforcement de l’arsenal nucléaire du pays.
- Le 20 septembre la Corée du Nord réitère et tire deux missiles balistiques en mer du Japon. Ces tirs surviennent le lendemain du rejet par Pyongyang d’une résolution de l’AIEA condamnant son programme atomique.
- Après le lancement début septembre du destroyer à capacité nucléaire Kang Kon, Pyongyang continue d’affirmer sa volonté de conserver son arsenal nucléaire “pour toujours”. Un martèlement qui intervient le 28 septembre, juste après la prise de parole du président sud-coréen à l’Assemblée Générale des Nations Unies, durant laquelle il a exigé l’arrêt des progrès nucléaires et balistiques de la Corée du Nord.
(L’indépendant, Vietnam.vn, BFMTV, 20minutes, Le Monde)
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EUROPE
Les initiatives européennes en matière de défense offusquent les autorités américaines
Les Etats-Unis montent au créneau à la simple évocation d’une prise de distance européenne. La présidente de la Commission et les États membres dépeignent, depuis plusieurs semaines, dans leurs déclarations une coopération renforcée en matière de défense. On évoque une Union européenne plus autonome face aux attaques extérieures et toujours plus engagée dans son soutien à la base industrielle et technologique de défense (BITDE). Ces prises de position non-suivies d’effets pour l’instant provoquent tout de même des critiques acerbes outre-atlantique. Le 28 septembre 2026 le commandant suprême des forces alliées en Europe, Alexus Grynkewich, auditionné devant le Parlement européen de Bruxelles et le 29 septembre, Andrew Puzder, l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne intervenant au Sommet Défense et espace d’Euronews ont été les émissaires de leur pays sur la question. Le militaire comme le diplomate exposent leurs critiques, l’OTAN doit rester l’interface privilégiée de ses membres européens pour leur défense.
- La mésentente débute avec les déclarations d’Ursula von der Leyen du 16 septembre dernier. Elle y expose les lacunes de l’OTAN en matière de lutte contre les attaques hybrides russes. Elle y évoque la création d’un « conseil européen de la défense » et d’un « protocole d’urgence » en cas d’attaque. Ces mécanismes rappellent l’article 4 de l’OTAN et cette similarité n’a pas échappé à Washington. Alexus Grynkewich plaide pour un respect strict des attributions respectives de l’OTAN et de l’Union européenne. Les États membres sont partagés sur la question. Par exemple, la Pologne semble être séduite par une réponse européenne aux attaques hybrides afin de laisser le volet conventionnel de la défense aux institutions otaniennes tandis que la Finlande est plus frileuse en souhaitant seulement une « étroite coopération avec l’Otan ».
- La Commission européenne et les États membres affichent aussi la volonté de favoriser les entreprises européennes dans l’achat d’armes et de systèmes de défense afin de réduire la dépendance européenne envers le complexe militaro-industriel américain. Puzder dénonce ce qu’il perçoit être des « intérêts particuliers » et des « considérations économiques régionales » dans les propositions européennes. Il déclare qu’en matière technologique « ce sont les capacités et la disponibilité qui doivent déterminer la solution, et non la géographie ».
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FRANCE
La mise en place des dispositifs de sécurité intérieure dans le cadre de la visite du Pape Léon XIV.
La France a accueilli la visite du Pape Léon XIV du 25 au 28 septembre. A Paris, les 25 et 26 septembre, il s’est rendu à l’Elysée, à l’UNESCO, a circulé de l’église Notre Dame des champs à la place Saint Michel avant de donner une messe à Notre Dame et au Stade de France. Il s’est également rendu dans une maison d’accompagnement social, à l’Institut catholique de Paris ainsi que place de la Concorde et Avenue des Champs-Elysées. Les 27 et 28 septembre, il s’est déplacé à Lourdes puis à Metz. Ce parcours particulièrement dense regroupant un grand nombre de lieux a rendu nécessaire un dispositif de sécurité longuement préparé et très conséquent à Paris.
Afin d’épauler les forces de sécurité intérieure, les autorités ont choisi de mobiliser les armées.
- Ampleur de l’événement : 250 000 personnes étaient attendues sur le trajet de la papamobile le vendredi avant l’office des vêpres à Notre-Dame, 500 000 personnes se sont rendues sur les Champs-Elysées et la Concorde le samedi pour la messe en plein air, et 80 000 jeunes au Stade de France à Saint-Denis pour la veillée le même jour, soit près d’un million de fidèles.
- Protection terrestre : 15 000 membres des forces de l’ordre ont été répartis dans les lieux visités par le Pape (14 000 policiers à Paris, 1000 à Lourdes), soit un dispositif comparable à celui des Jeux Olympiques. L’objectif de la police était de former une bulle de sécurité autour de la voiture papale. L’armée a également été sollicitée pour renforcer la protection des différentes zones. Les effectifs de Sentinelle ont plus que triplé pour l’événement : plus d’un millier de militaires ont patrouillé les 25 et 26 septembre, contre environ 300 habituellement. Sentinelle a aussi mobilisé une soixantaine de spécialistes du déminage qui sont intervenus dans les jours précédant la visite, incluant des plongeurs démineurs qui ont inspecté la Seine, aux alentours de Notre-Dame. De plus, une quinzaine de chiens renifleurs de l’Armée sont venus renforcer les vingt de la préfecture de police de Paris. Pour renforcer la bulle de sécurité, aussi censée protéger le public, une brigade équestre de 60 à 80 cavaliers de la police et de la gendarmerie a renforcé les effectifs.
- Protection aérienne : Les capacités aériennes militaires ont également été mobilisées à grande échelle. A la base militaire de Beynes, 180 policiers, gendarmes et militaires effectuent régulièrement des exercices mettant en jeu des drones intercepteurs, des brouilleurs, des caméras ou encore des équipements capables de créer une puissante onde électromagnétique pour prendre le dessus sur un drone introduit dans la zone protégé. L’armée de l’Air et de l’Espace a ainsi mobilisé ces équipements lors de la visite de Léon XIV, quadrillant ainsi la zone où il se trouvait ainsi que les alentours. A Paris 80 personnes ont été dédiées à la lutte anti-drone, et une cinquantaine à Lourdes. De plus, l’armée a fait intervenir un dispositif composé d’avions Rafale et d’hélicoptères Fennec, avec des tireurs embarqués à leur bord.
- Enjeux : La France est actuellement au niveau intermédiaire « vigilance renforcée » du nouveau plan Vigipirate, entré en vigueur le 22 juin 2026 et comportant trois niveaux : « vigilance », « vigilance renforcée » et « alerte attentat ». La visite du pape, imposant de sécuriser simultanément une personnalité à haut risque, une foule considérable et des sites emblématiques, a ainsi constitué un test grandeur nature de cette nouvelle procédure de sécurité, reposant sur une forte coordination entre forces civiles et militaires.
Sources : Franceinfo, Le Monde, Ministère de l’intérieur, France 3, Pape-France
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Afrique du Nord/Moyen-Orient
Attaques des Houthis à Riyad : l’Arabie saoudite cherche de nouvelles garanties sécuritaires
Samedi 19 septembre, l’aéroport de Riyad a été pris pour cible par les Houthis, qui revendiquent une attaque sur plusieurs sites « sensibles » de la capitale. Une attaque qui intervient dans un contexte de reprise des hostilités entre les rebelles yéménites et le royaume saoudien, découlant notamment de la guerre entre l’Iran et les États-Unis. Ces derniers ont par ailleurs refusé de venir en aide à leur allié émirati, par peur des représailles des Houthis, notamment dans le détroit de Bab el-Mandeb, dont les conséquences économiques affaibliraient encore plus Donald Trump, déjà en grande difficulté à l’approche des midterms.
- Ces dernières semaines, disant riposter aux frappes aériennes saoudiennes contre leurs positions, les Houthis ont multiplié leurs attaques sur l’Arabie saoudite, dont la capitale, une première depuis plusieurs années.
- Les autorités saoudiennes ont annoncé jeudi 24 septembre avoir intercepté six missiles balistiques tirés du Yémen, visant les régions de Taïf et de Yanbu, sur la mer Rouge.
- La récente prise de contrôle du détroit de Bab el-Mandeb par les Houthis leur a permis de s’assurer une mise à l’écart des Américains, pourtant piliers de la sécurité du royaume depuis des décennies. Un choix qui révèle ainsi les faiblesses de l’alliance américano-saoudienne.
- Les moyens de défense de l’Arabie saoudite feront l’objet d’une réunion d’urgence entre les ministres des Affaires étrangères saoudien, turc et pakistanais.
(LeMonde, France24, Les Echos, RFI)
Après 23 ans de présence sur le territoire, les troupes américaines se retirent de l’Irak
L’invasion américaine de l’Irak en 2003 a causé la chute de la dictature de Saddam Hussein et marque le début de la guerre contre le terrorisme dans la région. Après un premier retrait en 2011, les États-Unis reviennent en Irak à la tête d’une coalition internationale contre l’État islamique. Suite à des négociations entre Washington et Bagdad, en 2024, l’opération « Inherent Resolve » prend fin et les dernières troupes américaines ont quitté l’Irak mercredi 30 septembre, mettant fin à une présence militaire américaine longue de plus de 20 ans en Irak.
- Dans le contexte de la guerre en Iran, ce retrait intervient alors que les milices irakiennes pro-iraniennes menacent toujours le gouvernement irakien. Malgré les déclarations de Bagdad, le nouveau Premier ministre irakien, Ali al-Zaidi, a promis un désarmement de ces groupes d’ici juin 2027.
- Malgré l’affaiblissement considérable de l’État islamique depuis 2019, le risque d’une résurgence de l’EI, notamment dans le Kurdistan irakien, reste réel.
- L’influence américaine en Irak ne s’affaiblira certainement pas pour autant. En effet, Washington peut compter sur son levier diplomatique et son ambassade, ainsi que sur la dépendance du gouvernement irakien au soutien de l’armée étasunienne.
(BBC ,tv5monde, Courrier International)
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RUSSIE/ NEI
Le retrait de deux oligarques de la liste des sanctions européennes provoque des tensions diplomatiques
Mardi 22 septembre, deux oligarques jugés proches de Vladimir Poutine, Alicher Ousmanov et Mikhaïl Fridman, ont été retirés de la liste des sanctions européennes. Cette décision a été poussée par la Slovaquie et la France, cette dernière faisant valoir un intérêt de « sécurité nationale » concernant l’homme d’affaires ouzbéko-russe Alicher Ousmanov. Suite au delisting d’Ousmanov, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a accordé la grâce au français Martin Ryan, emprisonné depuis le 4 décembre 2023 pour espionnage au profit de la DGSE. Le retrait du milliardaire russe Mikhaïl Fridman résulte quant à lui d’une manœuvre de la Hongrie, de la Slovaquie et du Luxembourg. La non-reconduction des sanctions contre ces deux personnalités a suscité d’importants débats au sein des 27. La Lettonie a par exemple manifesté sa franche opposition, faisant valoir que de tels compromis laisseraient un dangereux précédent pour la diplomatie européenne, tout en envoyant un mauvais signal à la Russie alors que la guerre en Ukraine s’intensifie. Riga a reçu dans sa démarche le soutien appuyé du gouvernement ukrainien.
- Le Quai d’Orsay s’est félicité de la décision azerbaïdjanaise de libération de Martin Ryan, qui doit marquer le début d’une « normalisation » entre Paris et Bakou. En effet, les relations entre les deux pays étaient particulièrement tendues du fait du supposé soutien apporté par la France à l’Arménie dans le cadre du conflit au Haut-Karabakh. Cela laisse envisager un approfondissement de la coopération UE-OTAN avec l’Azerbaïdjan et un déblocage potentiel du pays du programme de partenariat individualisé de l’alliance atlantique.
- Le 22 septembre, le Conseil de l’Union européenne a décidé que les mesures restrictives visant les responsables d’actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine ne seraient plus définies tous les 6 mois, comme c’était le cas depuis 2022, mais qu’elles seraient prorogées pour une période de 3 ans.
(OSW, Intelligence Online, Le Monde, MEAE, Conseil de l’UE)
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BITD
Le renouvellement des frégates de défense et d’intervention (FDI) au Danemark.
Après avoir su s’imposer sur le marché suédois pour vendre ses frégates de défense et d’intervention (FDI) en août 2026, la France convoite désormais le marché danois. Souhaitant remplacer ses navires Iver Huitfeldt, le Danemark est en phase d’évaluation pour savoir qui lui fournira ses futures FDI. Le groupe français Naval Group apparaît comme favori aux côtés du groupe anglais Babcock. La réponse devra attendre 2027 en raison d’élections anticipées au Danemark.
- Les capacités techniques des FDI françaises : un radar sea fire qui surveille en permanence à 360 degrés autour du navire, garantissant une détection des menaces aériennes, ainsi qu’une capacité à naviguer efficacement en mer chaude et froide. Missiles Aster d’interception, canons de 20mm, systèmes de défense rapprochés anti-drones, en plus de systèmes conçus pour embarquer et utiliser des drones.
- Les atouts du groupe britannique : des FDI déjà dérivées des frégates danoises actuelles, un accord de coopération signé entre Babcock et un consortium naval danois (Danske Fladeskibe), ainsi que le soutien des organisations professionnelles navales danoises à l’offre britannique, déjà choisie par la Pologne ou encore l’Indonésie.
- Un contrat sous pression temporelle et politique : contrairement au concurrent britannique, la rapidité des chantiers de Naval Group permettrait de garantir la livraison à horizon 2030. Il s’inscrit également dans la continuité d’un rapprochement politique entre les deux pays, notamment vis-à-vis du Groenland. Le Capital, Challenges, Naval Group, Defence News
