Sciences Po Défense et Stratégie

Association étudiante

Veille stratégique – Avril 1/2

AFRIQUE

La stratégie sécuritaire du Niger : recentrage national et recomposition des alliances

Le Sahel connaît une évolution marquée de ses dynamiques sécuritaires, dans laquelle le Niger opère un repositionnement stratégique significatif. Ancien partenaire central des dispositifs internationaux de lutte contre les groupes armés, le pays s’oriente désormais vers une approche davantage centrée sur ses capacités nationales. Cette évolution intervient dans un contexte de persistance de la menace djihadiste, illustrée notamment par l’attaque menée dans la nuit du 9 mars 2026 contre la base aérienne 401 de Tahoua.

  • Le 27 mars 2026, les autorités nigériennes ont annoncé la création d’« organisations territoriales d’autodéfense », nommées Domol Leydi (« Gardiens de la terre »). Cette initiative marque un changement doctrinal, l’armée ayant historiquement exprimé des réserves vis-à-vis de l’implication directe de civils dans les fonctions sécuritaires. Inspiré en partie d’expériences régionales, ce dispositif vise à renforcer la présence territoriale et les capacités de renseignement local, tout en maintenant un encadrement par les forces armées afin de limiter les risques de dérives.
  • Les forces de défense et de sécurité nigériennes ont par ailleurs conduit plusieurs opérations, notamment entre le 9 et le 15 février 2026. Celles-ci ont abouti à la neutralisation de combattants armés, à des interpellations et à la saisie de ressources logistiques importantes, incluant explosifs, carburant et substances illicites. Ces actions traduisent une stratégie visant à perturber les chaînes d’approvisionnement et les capacités opérationnelles des groupes armés.
  • Dans cette logique de recentrage, le Niger a également acté son retrait de la Force multinationale mixte (FMM) du bassin du lac Tchad le 29 mars 2025. Cette décision s’inscrit dans une volonté affichée de renforcer l’autonomie stratégique nationale et de concentrer les efforts sur la sécurisation du territoire et des infrastructures jugées prioritaires, notamment dans les zones frontalières et les régions pétrolières.

(Le Monde, TV5 Monde, Courrier International)

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AMÉRIQUES 

L’armée américaine en proie au politique : entre démission du chef d’état-major de l’armée de terre et tentatives d’enrichissement personnel

Le 3 mars 2026, en plein conflit contre l’Iran, le Pentagone annonce la démission du général Randy George, chef d’état-major de l’armée de terre. Cette dernière a été précédée par des allégations du Financial Times portant sur des tentatives d’enrichissement personnel du secrétaire de la guerre, Pete Hegseth.

  • CBS présente le départ du général George comme une volonté d’aligner l’armée sur la politique de Trump. Cette démission a notamment été accompagnée de l’évincement du chef des opérations navales, l’amiral Lisa Franchetti, et du vice-chef de l’état-major de l’armée de l’Air, le général James Slife. Cela survient après l’annulation par Pete Hegseth de la suspension de pilotes d’hélicoptères ayant survolé la maison du rappeur Kid Rock ainsi qu’une manifestation du mouvement anti-Trump « No Kings ». Le secrétaire de la guerre, en publiant sa décision sur X, a souligné son « soutien aux patriotes ».
  • Pete Hegseth a été accusé de tentative d’enrichissement par le biais de détention d’informations confidentielles. En février dernier, à quelques jours de l’attaque israélo-américaine sur l’Iran, le conseiller financier de Hegseth avait tenté d’investir quelques millions de dollars dans un fonds consacré à l’armement.
  • Ces bouleversements surviennent dans un contexte où la Maison Blanche s’apprête à demander la plus grande somme de l’histoire pour le budget du Département de la Guerre. Alors que l’institution affiche un financement d’un trillion de dollars pour l’année 2026, son budget devrait connaître une hausse de 50% pour l’année fiscale 2027.  

(Le Monde, Le Monde, Le Monde, The Wall Street Journal, CBS, CBS)

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ASIE

Réduction de la présence militaire américaine en Asie de l’Est

Alors que le guerre en Iran entre dans sa cinquième semaine, The Economist titre “Ne jamais interrompre son ennemi lorsque celui-ci commet une erreur”. Cette phrase pourrait résumer la position chinoise vis-à-vis de l’actuelle implication des États-Unis au Moyen-Orient. Suite à la phase initiale de décapitation du pouvoir politique et du haut commandement militaire à Téhéran, le conflit s’enlise et contraint l’administration Trump à accroître le déploiement de ses forces militaires dans la région du Golfe Arabo-Persique, au détriment de sa présence militaire en Indopacifique. Une batterie de missiles anti-missiles THAAD et un groupe amphibie des Marines ont par exemple été déployés depuis des bases implantées en Corée du Sud et au Japon.

  • Ce déploiement de forces du Commandement des États-Unis pour l’Indopacifique (INDOPACOM) vers celui pour le Moyen-Orient (CENTCOM), additionné à la consommation significative des stocks de munitions dites complexes  (missiles de croisières, de défense antiaérienne et antimissile), inquiète quant à la capacité de réaction américaine face à une éventuelle initiative militaire chinoise sur Taïwan. Si depuis le début de l’année  Pékin s’est gardé de lancer des exercices de blocus aérien et maritime de grande ampleur, l’effort de croissance de sa marine de guerre se poursuit. Dans ce contexte, la posture chinoise demeure celle d’une mise à distance, appelant à la fin des hostilités, sans impliquer le pays dans le conflit. À ce titre, si début mars des rumeurs quant à la présence du navire collecteur de renseignement LiaoWang-1 (廖王-1) dans le Golfe d’Oman ont circulé, celles-ci se sont depuis avérées erronées.
  • Le groupe amphibie concerné était stationné dans l’archipel d’Okinawa. Il s’articule autour des navires amphibies USS Tripoli et USS New Orleans, ainsi que de leur escorte. Il est annoncé comme pouvant assurer le déploiement d’environ 2000 à 3500 Marines. L’archipel nippon constitue le premier ensemble de bases outre-mer pour le corps des Marines des États-Unis.
  • La batterie anti-missiles du système THAAD avait initialement été déployée dans la péninsule coréenne en 2017 en réponse à la prolifération verticale du programme balistique nord-coréen. Ce déploiement avait suscité des protestations officielles de la diplomatie chinoise, y voyant un facteur de déstabilisation régional.
  • Au-delà d’un affaiblissement relatif de la posture des États-Unis en Asie orientale, l’actuelle perturbation des chaînes d’approvisionnement, notamment énergétiques, depuis le Moyen-Orient expose également la vulnérabilité de la Chine. À l’instar des autres pays asiatiques, une large partie de ses importations d’hydrocarbure provient de la zone des opérations. Bien que la planification pluriannuelle entendent poursuivre le développement de sources d’énergies plus autonomes (nucléaires, énergies renouvelables) ou la diversification (gazoduc sino-russe), cette ligne maritime depuis le Golfe Arabo-Persique pourrait constituer en cas d’interruption par l’US Navy, un moyen de pression sur Pékin dans l’éventualité d’un conflit ouvert avec les États-Unis.

(The Economist, Foreign Policy Research Institute, Royal United Services Institute, The Guardian, The Japan Times, Naval News

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EUROPE

Londres réunit 41 États pour échanger sur la position à tenir face au blocage du détroit d’Ormuz

Le jeudi 2 mars 2026, une multitude d’États (France, Allemagne, Émirats arabes unis, Canada) accompagnés de l’Union européenne et de l’Organisation maritime internationale étaient réunis en visioconférence depuis Londres pour exprimer leur position sur le blocage iranien du détroit d’Ormuz.

  • Les États réunis évoquent une situation alarmante face à la crise d’approvisionnement en hydrocarbures. Seulement une vingtaine de pétroliers franchit le détroit par jour, contre environ 150 à l’accoutumée. 
  • Cette réunion est aussi une réponse face aux doléances américaines. Les États-Unis souhaitent que les membres de l’OTAN s’impliquent davantage dans les opérations menées dans le golfe Persique. Donald Trump a appelé  l’alliance à « avoir du cran et à y aller », dans une situation où son seul soutien affiché demeure Israël. 
  • La position des États participants reste inchangée. Ils condamnent unanimement les actions de l’Iran qui tente de « prendre en otage l’économie globale » et sont enclins à lui infliger des sanctions économiques. Mais on remarque aussi une distanciation face au bellicisme américain. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni rappellent qu’ils sont prêts à assurer la sécurité de la zone grâce à des moyens militaires uniquement lorsqu’un cessez-le-feu formel sera conclu. 

(Politico, Gouvernement du Royaume-Uni, I24

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FRANCE

Renforcement de la coopération militaire entre la France et les Philippines

Le 26 mars, la ministre des Armées française, Catherine Vautrin, et le secrétaire philippin à la Défense, Gilberto C. Teodoros Jr, ont signé un accord sur le statut des forces en visite (Status of Visiting Forces Agreement, SOVFA) à l’École militaire. Ce texte, qui s’inscrit dans une démarche d’approfondissement de la relation bilatérale franco-philippine, permettra de « faciliter un éventail plus large d’activités de coopération en matière de défense entre les forces armées philippines et françaises sur le territoire de l’un ou l’autre pays », notamment dans le cadre d’exercices conjoints, selon un communiqué du ministère de la Défense philippin. Il s’agit du premier accord de ce type conclu par les Philippines avec un pays européen, malgré des rapprochements successifs du pays des États-Unis, de l’Australie, du Japon, de la Nouvelle-Zélande et du Canada. Le texte doit encore être ratifié par les deux parties. 

  • La relation franco-philippine est encadrée par un premier accord de coopération militaire signé en 2016. La portée de ce texte, qui prévoyait notamment des exercices, des consultations, et le développement d’une coopération navale, a été cependant diminuée par le réalignement stratégique des Philippines avec la Chine et la Russie, à la suite de l’élection du président Rodrigo Duterte en 2016. 
  • La relation bilatérale entre Paris et Manille sur les enjeux de sécurité a été relancée en 2023, lors d’une visite du ministre des Armées Sébastien Lecornu aux Philippines. À cette occasion, les deux pays ont signé une Lettre d’intention ministérielle portant sur la « sécurisation juridique des différents partenariats opérationnels » et annonçant le projet d’accord sur le statut des forces en visite (SOVFA). Cette lettre d’intention a été par la suite mise en oeuvre de plusieurs manières : participation de la frégate Vendémiaire à l’exercice Balikatan à Palawan en avril 2024, escale des frégates Bretagne et Prairial respectivement à Manille en mai 2024 et à Cebu en octobre 2024, passage de la mission PEGASE de l’armée de l’air et de l’espace à Clark Air Force Base en juillet 2024, escale du porte-avion Charles de Gaulle dans la baie philippine de Subic en février 2025, participation française régulière aux exercices SAMA SAMA de la Philippine Navy et KAMANDAG du Philippine Marine Corps.
  • La signature de l’accord est intervenue quelques heures après la dénonciation par l’armée philippine de « manœuvres dangereuses » menées par Pékin en mer de Chine méridionale. Cette dernière fait l’objet de fortes revendications par Pékin, malgré la sentence rendue le 12 juillet 2016 par la Cour Permanente d’arbitrage de la Haye statuant que la Chine ne possédait pas de « droits historiques » sur les eaux stratégiques de la zone.

(Zone Militaire , Le Figaro , Time France , Diplomatie.gouv.fr)   

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 MOYEN-ORIENT/ AFRIQUE DU NORD

La poursuite de la campagne militaire israélo-américaine contre l’Iran

Depuis le lancement de l’opération israélo-américaine contre l’Iran le 28 février, le conflit ne montre aucun signe d’apaisement et s’étend désormais à plusieurs pays voisins.

  • Le 3 avril 2026, l’Iran a abattu un avion de combat américain F‑15E en territoire iranien, marquant ainsi la première perte aérienne significative pour les forces américaines depuis le début du conflit. D’autre part, la pression militaire sur Téhéran s’est intensifiée par le biais de frappes israélo-américaines visant des installations stratégiques, notamment un centre pétrochimique situé dans la province du Khouzestan, dans le sud-ouest de l’Iran. La centrale nucléaire de Bouchehr au sud du pays a également été ciblée ce samedi 4 avril, traduisant une campagne intensive de déstabilisation. Ce même jour, le président américain a posé un ultimatum à l’Iran, annonçant une limite de 48 heures pour conclure un accord avec Washington ou rouvrir le détroit d’Ormuz.
  • Début avril, l’armée israélienne a mené des frappes aériennes sur Beyrouth, visant des positions et infrastructures du Hezbollah. Ces opérations illustrent l’intensification du conflit opposant Israël au proxy libanais. D’autre part, les milices soutenues par l’Iran ont intensifié leurs attaques contre Israël. Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué samedi 28 mars leur première attaque sur Israël depuis le début de la guerre.
  • Téhéran maintient des restrictions sur le détroit d’Ormuz, limitant partiellement le transit des hydrocarbures. En réaction, un sommet virtuel réunissant plus de 40 pays s’est tenu le 2 avril afin de répondre à l’urgence posée par ce risque sécuritaire, prévoyant de possibles sanctions pour contraindre Téhéran.

(New York Post Conflits : Revue de GéopolitiqueReutersLe Monde)

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RUSSIE/ NEI

La Russie intensifie ses frappes aériennes malgré une stagnation inédite sur le terrain

Comme évoqué lors de la veille précédente, le conflit en Ukraine évolue dans un contexte géopolitique reconfiguré par la guerre au Moyen-Orient. Ainsi, l’attention de Washington se concentre sur l’opération Epic Fury menée conjointement avec l’armée de l’air israélienne. Face à ce désengagement relatif, Moscou intensifie ses attaques de drones contre l’Ukraine, ciblant délibérément des civils. Cette stratégie d’usure aérienne massive vise à saturer les défenses anti-aériennes ukrainiennes, dont le stock faiblit. De plus, la Russie a fait savoir qu’elle rejetait sans ambiguïté la proposition ukrainienne de trêve pascale. Le ministre des Affaires étrangères ukrainien Andriï Sybiga a déclaré le 3 avril à ce sujet : « La Russie fait exactement ce que le régime iranien fait au Moyen-Orient, mais au cœur de l’Europe ». En réponse, l’Ukraine frappe en profondeur le territoire russe et engage des partenariats inédits avec les monarchies du Golfe.

  • La Russie a lancé en mars 2026 un nombre record de 6 462 drones longue portée (soit +28 % par rapport à février), sans pour autant enregistrer le moindre gain territorial. C’est la première fois depuis septembre 2023 que l’armée russe n’avance pas sur le front, reculant même par endroits. Le 3 avril, la Russie a tiré près de 500 drones et missiles de croisière en pleine journée contre l’Ukraine, provoquant des coupures d’électricité d’urgence dans plusieurs régions dont Kyiv, et faisant au moins 10 morts. Cette attaque massive diurne diffère des méthodes communes de Moscou, lançant des vagues de drones et de missiles habituellement de nuit.
  • L’Ukraine a multiplié les frappes en profondeur sur le territoire russe et en Crimée occupée. L’aviation russe a perdu un An-72P détruit sur la base de Kirovskoye par un drone ukrainien FP-2. Lors de la même opération, les Forces des systèmes sans pilotes ukrainiennes ont également détruit une base d’entraînement de drones lourds Orion (4 appareils confirmés) ainsi qu’une station radar mobile russe P-37 MECH. Un bombardier Su-34 a également été perdu, annoncé par des blogueurs militaires russes sur Telegram. L’agence TASS a rapporté par ailleurs le crash d’un chasseur Su-30. Un avion de transport russe An-26 s’est écrasé le 1er avril, avec à son bord 29 personnes, dont le général Oleksandr Otroshchenko. Sur le volet énergétique, l’Ukraine a frappé une raffinerie russe à Oufa en république de Bachkirie, à 1400 km de la frontière, et ciblé le port d’Oust-Louga sur la Baltique, crucial pour les exportations d’hydrocarbures russes.
  • Sur le plan diplomatique, les négociations de paix demeurent au point mort, l’attention de Washington étant désormais largement concentrée sur la guerre au Moyen-Orient. Le président ukrainien Volodymir Zelenskyy a néanmoins décrit comme « positif » un appel par visioconférence avec les émissaires américains Steve Witkoff, Jared Kushner, le sénateur Lindsey Graham, et le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte le 2 avril. En parallèle, Kyiv a opéré un pivot stratégique notable vers les pays du Golfe. Le président Zelensky a signé des accords de coopération en matière de défense avec l’Arabie saoudite le 26 mars, le Qatar le 28 mars, et a annoncé un accord similaire avec les Émirats arabes unis. L’Ukraine y échange son expertise dans la lutte anti drone contre des missiles sol-air dont elle a besoin pour sa propre défense.

(Ministère des Armées France Info Ukrainska Pravda France Info Kyiv Independant Ukrinform France 24 EuroNews RFI)

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BITD 

Artemis II décolle vers la Lune

La fusée SLS (Space Launch System) a décollé depuis le sol américain vers la Lune ce mercredi 1er avril, une première historique depuis 1972. Dans le cadre du programme Artemis II, quatre astronautes, américains et canadiens, ont été envoyés en orbite lunaire afin de tester le matériel, rapporter des observations de la face cachée de la Lune et donner le coup d’envoi du programme Artemis II. Ce dernier a pour objectif de renvoyer des Hommes sur la Lune d’ici 2028 et d’y construire une base durable. Le lanceur venant de décoller du Kennedy Space Center en Floride pèse 2 600 tonnes, possède 4 moteurs et contient la capsule Orion, capsule qui s’est détachée de la fusée en orbite basse afin de suivre sa trajectoire vers la Lune pour une mission de neuf jours. Le décollage initialement prévu au début de l’année 2026 a été retardé à deux reprises en raison de problèmes techniques : une fuite d’hydrogène et une fuite d’hélium. Des problèmes qui semblent récurrents sur ce lanceur qui en est seulement à son deuxième lancement depuis son inauguration en 2022.

  • Les accords Artemis ont été signés par 61 États, dont la France. Il s’agit d’un programme de coopération essentiel afin de maintenir des relations diplomatiques dans le secteur spatial. Le programme est également important pour l’Europe car il lui permet de maintenir sa place sur la scène internationale spatiale et des compétences ainsi que des technologies de rupture sur son territoire. En effet, beaucoup d’entreprises de la BITD participent à la production des systèmes et des équipements du programme. Par exemple, Airbus est chargé de la production de l’ESM (Module de Service Européen), tandis que Thales Alenia Space a produit certains éléments pour la capsule Orion.
  • Les accords Artémis ont été signés en 2017 sous l’impulsion des États-Unis, moteur sur les questions d’exploration lunaire. L’objectif affiché est de poursuivre l’exploration spatiale en se rendant sur la Lune, afin de pouvoir se projeter plus loin dans le système solaire, notamment pour l’exploration de Mars, et utiliser les ressources disponibles sur la Lune.
  • Cette mission Artémis II est le premier pas vers une exploration lunaire plus poussée et l’installation d’une base durable sur la Lune. Des êtres humains devraient marcher sur la Lune d’ici 2028, et l’installation de la base devrait se faire entre 2029 et 2035. Ce programme est essentiel pour la poursuite de l’exploration spatiale ainsi que la coopération internationale, puisqu’à ce jour un programme de cette ampleur ne peut se faire de manière unilatérale. Cependant, les besoins en ressources et en technologies sont énormes et l’échéance à 2028 semble être ambitieuse.  

(Le Monde ; Air & Cosmos ; ESA)

Manon Cohen

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