Sciences Po Défense et Stratégie

Association étudiante

Veille stratégique – Janvier 2026 1/2

AFRIQUE 

Tenue d’une réunion des états-majors des Grands Lacs pour prévenir l’escalade du conflit à l’est de la RDC

Une réunion des ministres de la Défense et des chefs d’état-major des pays membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) doit se tenir à Livingstone, en Zambie, à l’initiative des autorités régionales. Cette réunion rassemblera d’abord des experts en défense le 8 janvier, puis les chefs d’état-major, avant d’accueillir les ministres de la Défense des pays représentés le samedi 10 janvier. Cette réunion a été convoquée par les militaires eux-mêmes en réponse à l’impasse des initiatives diplomatiques en cours. Elle vise à réactiver les mécanismes sécuritaires régionaux et à renforcer la coordination entre États membres.

  • La réunion intervient dans un contexte d’aggravation du conflit dans l’est de la RDC. Les combats se sont intensifiés ces derniers mois, provoquant de nouveaux déplacements de populations civiles et une dégradation de la situation humanitaire. Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir le M23, accusations rejetées par Kigali, contribuant à un climat de tensions diplomatiques persistantes et à un risque accru de régionalisation du conflit.
  • La CIRGL regroupe l’Angola, le Burundi, la République centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Kenya, le Rwanda, le Soudan, le Soudan du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie. La réunion sera présidée par le ministre zambien de la Défense, Ambrose Lwiji Lufuma.
  • Les états-majors doivent examiner les mécanismes régionaux de désescalade existants. Les discussions annoncées devraient porter sur le fonctionnement du Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE), chargé de surveiller les cessez-le-feu et les mouvements transfrontaliers, ainsi que sur les engagements pris dans le cadre des protocoles de non-agression de la CIRGL. L’enjeu est de renforcer la crédibilité et l’efficacité de ces dispositifs.
  • La réunion s’inscrit en complément des initiatives diplomatiques en cours. Jusqu’à présent, les efforts de médiation ont été portés principalement par des acteurs extérieurs à la région, notamment à travers les processus de Washington et de Doha. Toutefois, ces démarches n’ont pas permis d’obtenir une cessation durable des hostilités. La CIRGL cherche ainsi à repositionner les États de la région comme acteurs centraux de la gestion sécuritaire du conflit.
  • En accueillant la réunion, la Zambie souhaite contribuer à la relance du dialogue sécuritaire entre les pays concernés et à la prévention d’une escalade militaire plus large. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de certains États de la région de renforcer les cadres africains de résolution des crises.

(Jeune Afrique, RFI, Jeune Afrique, Actualités.cd)

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AMÉRIQUES 

Capture du président vénézuélien par les forces américaines : l’opération Absolute Resolve

Le 3 janvier 2026, les forces américaines ont mené des frappes ciblées contre plusieurs sites militaires dans le nord du Venezuela ainsi qu’à Caracas. Ces frappes visaient à neutraliser des points stratégiques de l’appareil militaire vénézuélien en amont de la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores. Les deux intéressés ont ensuite été exfiltrés vers New York afin d’y être jugés, Washington les accusant de liens avec le narcotrafic et le narcoterrorisme. Cet événement, sans précédent dans les relations interaméricaines depuis la Guerre froide, marque une rupture stratégique dans les relations interétatiques et les normes internationales.

  • Cette opération a entraîné des pertes importantes parmi les militaires vénézuéliens et cubains. L’attaque a été dénoncée par Caracas et ses alliés comme une agression militaire et une violation du droit international. Maduro et sa femme ont plaidé non coupables des accusations portées contre eux. Sur le plan interne, un état d’urgence a été proclamé, et la vice-présidente Delcy Rodríguez a été désignée pour assurer la présidence par intérim. En parallèle, des groupes paramilitaires, les « colectivos », mènent des opérations répressives dans le pays pour maintenir le contrôle sécuritaire du territoire dans un contexte de crise humanitaire et sécuritaire accrue.
  • « Absolute Resolve » a été préparée depuis plusieurs mois par l’administration américaine, qui a justifié son action comme une réponse à la menace posée par le régime de Maduro. Cependant, cette opération s’inscrit également dans un contexte d’intérêts stratégiques majeurs liés aux vastes réserves pétrolières du Venezuela, avec des implications pour la sécurité énergétique mondiale et le commerce des hydrocarbures. Donald Trump a annoncé qu’il autoriserait les grandes compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter ces réserves.
  • Cet événement marque un retour de l’interventionnisme américain et une polarisation régionale, héritage de la doctrine Monroe. La souveraineté des pays de la région est menacée, remettant en cause des stratégies de défense nationale. Cuba, le Mexique et la Colombie ont notamment été mis en garde. Dans le même temps, la Russie et la Chine ont dénoncé cette intervention, ouvrant la voie à un possible renforcement des coopérations opposées aux États-Unis, notamment entre la Russie et Cuba.
  • Cette volonté interventionniste s’étend au-delà de l’Amérique latine. Donald Trump prétend obtenir des territoires appartenant à ses alliés européens. Il a d’ailleurs affirmé que les États-Unis devaient « posséder » le Groenland pour contrer l’influence de la Russie et de la Chine, suggérant une annexion forcée si nécessaire. Cette approche unilatérale de la puissance américaine met en tension les alliances transatlantiques historiques et positionne l’OTAN face à un dilemme stratégique. 

 (U.S. Department of War, AP News, Reuters, Le Monde, BBC)

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ASIE

« Mission-Justice 2025 », la nouvelle simulation de blocus de Taïwan

Les lundi 29 et mardi 30 décembre s’est tenu l’exercice militaire chinois « Mission Justice-2025 » (正义使命-2025) autour de Taïwan. Mené par le commandement du théâtre oriental de l’Armée populaire de libération (APL), il a donné lieu à un déploiement massif de forces relevant des composantes terrestre, aérienne, navale, de la force des lanceurs, ainsi que des garde-côtes de la province du Fujian (province chinoise faisant face à l’île de Taïwan). Des tirs à munitions réelles, visant des cibles maritimes autour de l’île, ont été effectués. Démonstration de la guerre psychologique menée par la Chine, cet exercice militaire n’a pourtant fait l’objet d’aucune mention dans le discours traditionnel du Nouvel An du président Xi Jinping.

  • Selon le ministère de la Défense taïwanais, 130 avions militaires et 22 navires ont été détectés à proximité de Taïwan le 29 décembre. Aucun porte-avions n’a cependant été déployé, contrairement aux exercices menés précédemment.
  • Selon les propos du professeur Meng Xiangqing (孟祥青) de l’Université nationale de défense, le nom de l’exercice – « Mission Justice » – est porteur d’une forte symbolique : le terme « mission » (使命) fait référence à la réunification comme destin inéluctable de Taïwan, tandis que « justice » (正义) renvoie au principe d’intégrité territoriale, interprété de manière à considérer l’île comme un territoire chinois de plein droit, rendant ainsi l’exercice militaire chinois « irréprochable » du point de vue du droit international.
  • L’objectif principal est l’opposition aux « forces séparatistes », tant taïwanaises qu’étrangères. Plus précisément, les discours chinois autour de « Mission Justice-2025 » ont donné lieu à une condamnation ferme de l’importante vente d’armes des États-Unis à Taïwan à la mi-décembre (environ 9,5 milliards d’euros), décrite comme un « acte de collusion ». Sans pouvoir être définies comme l’élément déclencheur de l’exercice militaire, ces ventes d’armes ont néanmoins permis à la Chine de consolider son récit.
  • « Mission Justice-2025 » visait à resserrer l’étau autour de l’île et à mettre en place un blocage tridimensionnel (立体封控), fermant l’accès aux principaux ports (Keelung au nord, Kaohsiung au sud), ainsi qu’aux bases et sites militaires taïwanais. Une zone a notamment été déterminée de manière stratégique au sud-est de l’île, dans l’intention d’empêcher une fuite éventuelle des « partisans de l’indépendance de Taïwan ». Le professeur Zhang Chi (张弛) de l’Université nationale de défense met en avant les éléments de langage suivants : couvrir (覆盖), confiner (封控) et décapiter le pouvoir en place (斩首).
  • L’exercice militaire s’inscrit dans un historique de plusieurs opérations de ce type, telles que les deux exercices « Joint Sword » (联合利剑) en 2024 et « Strait Thunder » (海峡雷霆) en avril 2025. En comparaison avec les démonstrations militaires qui avaient suivi la visite de la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, en août 2022, « Mission Justice-2025 » ne comptait que cinq zones d’exercice, contre six en 2022. Les zones concernées étaient toutefois plus proches des côtes taïwanaises que lors des précédents exercices, certaines semblant même avoir pénétré dans la zone contiguë de Taïwan.
  • Dans un tel contexte de tension, un lanceur du missile de croisière taïwanais HF-2E a été observé en mouvement sur l’île. Ce missile est décrit comme un vecteur de frappe terrestre, conçu pour la riposte en profondeur, et son déplacement n’a fait l’objet d’aucune communication officielle.

(Youtube – CCTV, Le Monde, Ministry of Defense, Geo, Global Taiwan, 81, Military CCTV)

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EUROPE 

Sécurité européenne : la Lituanie place l’Ukraine au cœur de sa stratégie 2026

Le 4 janvier 2026, la Lituanie a présenté une mise à jour majeure de sa stratégie nationale de sécurité – la première depuis 2011 – dans un contexte de forte détérioration de la sécurité européenne. Cette stratégie marque une rupture doctrinale en qualifiant explicitement la Russie de menace existentielle pour la Lituanie et la communauté transatlantique. Elle affirme qu’il ne peut y avoir de sécurité européenne sans une Ukraine souveraine, protégée et intégrée à l’espace euro-atlantique. Vilnius annonce également une hausse exceptionnelle de l’effort de défense à 5-6 % du PIB d’ici 2030. Enfin, la stratégie met en avant une approche globale de la sécurité, en incluant la Biélorussie comme facteur d’instabilité et la Chine comme facilitateur indirect de l’effort de guerre russe.

  • L’engagement d’allouer au moins 0,25 % du PIB chaque année à l’aide sécuritaire à l’Ukraine constitue un précédent normatif en Europe, susceptible d’exercer une pression politique sur d’autres États membres de l’UE et de l’OTAN.
  • Les autorités lituaniennes estiment que Moscou pourrait être prête à une confrontation militaire de grande ampleur avec l’OTAN dès 2030, influençant donc directement la planification capacitaire, la militarisation du territoire et les demandes adressées aux alliés.
  • La stratégie doit encore être examinée par le Conseil de défense de l’État, puis approuvée par le Parlement, ce qui en fait à ce stade un document de référence stratégique en cours de validation politique.

(United24 Media; Ministry of Foreign Affairs of the Republic of Lithuania; The Odessa Journal; The Baltic Times

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FRANCE

Conférence annuelle des ambassadeurs : Emmanuel Macron plaide pour un « multilatéralisme efficace » et « plus d’autonomie stratégique »  face aux États-Unis et la Chine

La Conférence annuelle des ambassadeurs et des ambassadrices, qui s’est déroulée le 8 janvier 2026 au Palais de l’Élysée, a été, pour le Président de la République, l’occasion d’évoquer les sujets structurants de l’agenda diplomatique français de l’année à venir. Ainsi, Emmanuel Macron a conduit trois réunions de travail thématiques sur la souveraineté européenne, la présidence française du G7, et l’Afrique. Il s’est ensuite adressé à l’ensemble des ambassadeurs présents sur ses priorités diplomatiques de 2026, évoquant notamment le détournement progressif des États-Unis de certains de leurs alliés, le refus par la France du « nouveau colonialisme et nouvel impérialisme », et sa volonté de défendre et de consolider le secteur européen de la tech.

  • Cette 31e édition de la conférence des ambassadeurs, qui se tient tous les ans à Paris depuis 1993, a été l’occasion pour la France d’affirmer ses lignes directrices en tant que pays ayant la présidence du G7, qui se déroulera  en juin 2026 à Évian. Emmanuel Macron a prévenu que cette réunion ne devait pas se transformer en « club anti-BRICS » mais en lieu de combat des « grands déséquilibres mondiaux » de manière « coopérative ». 
  • Si en 2025, Emmanuel Macron avait dénoncé l’ « internationale réactionnaire » d’Elon Musk, il est cette année allé plus loin dans ses critiques des États-Unis, qui selon lui « s’affranchissent des règles internationales », dans le contexte des actions américaines au Venezuela et des discours de Donald Trump sur la question du Groenland.

(Le Monde ; France Diplomatie)

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Afrique du Nord/Moyen-Orient

Manifestations généralisées en Iran

Des manifestations ont éclaté en Iran depuis fin décembre.  On assiste à des scènes de violences dans 25 des 30 provinces du pays qui ont causé à ce jour environ 45 morts et 2 000 arrestations selon l’ONG Iran Human Rights. La recrudescence de ces heurts empêche le gouvernement d’occulter le phénomène, le président iranien Massoud Pezeshkian appelle ainsi au « dialogue » et à la fin de « tout comportement violent ou coercitif ».

  • Les difficultés économiques auxquelles le pays fait face alimentent cette contestation qui a débuté symboliquement à proximité du bazar de Téhéran. Les manifestants dénoncent la paupérisation de la société iranienne et en attribuent la responsabilité au gouvernement.  Le mouvement a commencé dans différentes villes et villages des provinces du  pays et s’est étendu à la capitale, les simples grèves ont laissé place à des foules de manifestants scandant « Mort au dictateur ! », « Mort à la République islamique ! » et même « Pahlavi reviendra », en faisant référence au régime monarchique renversé par la révolution islamique de 1979. Le mouvement est désorganisé, les revendications politiques qui en émanent restent encore floues.  Une chose est sûre, les manifestants partagent tous un rejet assumé du régime malgré la répression en cours. 
  • Les réactions internationales sont nombreuses face à la gravité de la situation et à l’incertitude d’une issue apaisée. Différents États, comme l’Australie, exhortent leurs ressortissants à quitter le pays à travers leur réseau diplomatique, face à une situation qui peut encore s’aggraver. Les États-Unis quant à eux, laissent planer la menace d’une intervention, une possibilité qui ne doit pas être écartée au regard des frappes aériennes qui ont touché le pays en juin 2025 et aux récentes interventions militaires au Nigéria et au Venezuela. 

(Euronews, France Info, Le Figaro, Le Monde)

 

L’armée syrienne et les forces kurdes s’affrontent à Alep

Depuis le 6 janvier à Alep, les nuits sont rythmées par des échanges de tirs entre des combattants kurdes et les soldats de l’armée syrienne. Le 8 janvier, les autorités syriennes ont annoncé un couvre-feu et la fermeture de l’aéroport de la ville. Le gouvernement n’hésite pas à recourir à des pièces d’artillerie pour pilonner les quartiers kurdes. 

  • Ces violences se sont cristallisées autour d’un désaccord entourant l’intégration des institutions kurdes nées durant la guerre civile au sein du régime, en place depuis 2024. 
  • Ces combats présagent une nouvelle crise humanitaire, avec 16 000 personnes qui ont déjà fui la ville à la suite des avertissements de frappe formulés par le gouvernement. 
  • Cette crise syrienne déchaîne les passions de nombreux acteurs de la région et pourrait devenir un nouveau nœud de tension. Tandis que le gouvernement turc soutient explicitement le régime syrien, des Kurdes de la ville turque de Diyarbakir se sont réunis le 8 janvier pour dénoncer ces bombardements. De plus, Israël s’affiche comme solidaire des Kurdes.

(Le Monde, Courrier international)  

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RUSSIE/ NEI

Les pourparlers pour un cessez-le-feu de la guerre en Ukraine continuent d’être dans l’incertitude

Le plan russo-américain en vingt points, d’abord proposé par Moscou, ensuite ajusté par Washington, et enfin renégocié par Kiev fin décembre 2025, n’a pas encore abouti à un cessez-le-feu. Une trêve pour Noël avait été refusée par la Russie et les hostilités se poursuivent avec des frappes quotidiennes. La coalition des volontaires s’est réunie le 6 janvier à Paris, en présence des émissaires américains Jared Kushner et Steve Witkoff. Cette rencontre a permis de recentrer la négociation en Europe, contrebalançant l’axe russo-américain qui s’est construit en décembre autour d’un partage des ressources minières en Ukraine. 

  • Le plan ukraino-européen pour le déploiement d’une force de maintien de la paix, pour lequel la France et le Royaume-Uni ont annoncé pouvoir déployer 6 000 troupes, a été qualifié de « militariste » et d’« axe de guerre » par Moscou. 
  • Le 7 janvier, une déclaration trilatérale de la France, du Royaume-Uni et de l’Ukraine a annoncé prévoir le déploiement de troupes en Ukraine après un cessez-le-feu. Le président ukrainien Zelensky déclarait cependant qu’il n’avait pas encore de réponse claire sur la réaction éventuelle d’une telle force en cas de nouvelle attaque russe. De plus, l’accord territorial sur le Donbass et la question de la gestion conjointe de la centrale nucléaire de Zaporijia restent non tranchés. 
  • Le 9 janvier, la Russie a envoyé un signal stratégique en réponse à une frappe supposée sur l’une des résidences de Vladimir Poutine, revendiquant l’usage du missile hypersonique Orechnik dans la commune de Lviv, située à proximité de la frontière polonaise. 
  • Selon le ministère des Affaires étrangères ukrainien, la frappe aurait été menée afin de “tester les alliés” de l’Ukraine. D’autres frappes de drones ainsi que 13 missiles balistiques et 22 missiles de croisière auraient été tirés dans la nuit du 8 au 9 janvier selon le président ukrainien.

(TASS, le Monde, Defense post, Defense post, les Echos, les Echos)

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BITD

La DGA a testé le largage de drones par un avion A400M

Début janvier, la DGA (Direction Générale de l’Armement) a mené une campagne d’essais de largage de drones inertes depuis un avion de transport de l’Armée française, l’A400M Atlas. Les tests ont été pilotés par la direction de l’ingénierie et de l’expertise (DIE) en collaboration avec la DGA. Au total, 72 maquettes de drones ont été déployées au cours de trois vols, à la fois par la trappe arrière et la porte latérale. L’objectif était de valider les simulations numériques sur la séparation, la trajectoire et la sécurité de l’avion porteur. En effet, la difficulté de ces opérations découle de la nécessité d’assurer l’intégrité des drones largués et de l’avion porteur. Les premiers retours d’expérience de cette expérimentation semblent plutôt positifs et prometteurs. De plus, l’armée de l’Air et de l’Espace cherche également à renforcer le rôle multirôle de l’avion A400M en faisant de sa plateforme une plateforme de lancement tactique.

  • La réussite de ces essais ouvre la voie à l’utilisation opérationnelle d’essaims de drones depuis un transporteur à large capacité. Cela s’inscrit dans une ambition de supériorité stratégique. Cependant, le programme n’en étant qu’au stade des démonstrateurs, cela pourra prendre du temps avant son opérationnalité complète.
  • Ces essais s’inscrivent dans la lignée du programme américain Gremlins qui vise à développer la capacité à larguer des essaims de drones depuis des avions gros porteurs. Cela s’inscrit également dans la continuité des essais réalisés depuis un hélicoptère Gazelle fin 2025.
  • Les armées ont également l’ambition d’élargir ces capacités à d’autres avions militaires tels que le C-130J ou encore le CASA CN-235 dans les prochaines années. De plus, elles travaillent au développement de lancements automatisés facilitant l’intervention rapide. Pour autant, l’armée est déjà en retard sur ces capacités dans le domaine des drones, il est donc nécessaire d’avancer rapidement sur ces programmes.

( Zone militaire, Aerotime, Ministère des Armées)

 

Manon Cohen

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