AFRIQUE
Coup d’État en Guinée-Bissau à la suite d’une crise électorale
Le 26 novembre 2025, un groupe de militaires a annoncé avoir pris « le contrôle total du pays », trois jours après la tenue des élections présidentielle et législatives. Les résultats de ces scrutins, prévus pour le 27 novembre, n’ont jamais été proclamés. Avant l’intervention des militaires, les deux principaux candidats, le président sortant Umaro Sissoco Embaló et l’opposant Fernando Dias da Costa, revendiquaient chacun la victoire. La Commission électorale a annoncé ne pas pouvoir publier les résultats en raison de la destruction de procès-verbaux et de matériel électoral par des hommes armés intervenus le jour du coup d’État.
- Élu en 2019, Umaro Sissoco Embalo était déjà très controversé pour sa gestion jugée autoritaire du pouvoir. Il avait notamment été accusé d’avoir instrumentalisé la Cour suprême, qui avait interdit la candidature de son principal rival Domingos Simões Pereira aux élections de 2025.
- La Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a fermement condamné le putsch, qualifiant cette prise de pouvoir de « menace directe pour la stabilité du pays et de la région ». La Guinée-Bissau a été suspendue des instances dirigeantes de l’organisation. La CEDEAO a également appelé la junte à respecter ses engagements de transition, tout en dépêchant une mission tripartite composée des présidents du Togo, du Cap-Vert et du Sénégal pour tenter de désamorcer la crise.
- L’Union européenne et l’Union africaine ont, quant à elles, appelé au « retour à l’ordre constitutionnel » et à la retenue de toutes les parties, afin d’éviter une aggravation de la situation.
- Le Nigeria a accordé l’asile politique à l’opposant Fernando Dias da Costa, tandis que le président déchu Umaro Sissoco Embaló s’est réfugié au Sénégal avec l’appui des autorités sénégalaises et de la CEDEAO.
(Le Monde, APA News, France 24, France 24, RFI)
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AMÉRIQUES
Trump rebat les cartes avec la nouvelle National Security Strategy
La nouvelle National Security Strategy (NSS) américaine, publiée par l’administration Trump le 4 décembre 2025, constitue une rupture doctrinale. Ce document présente une stratégie visant à forcer un réarmement de l’Europe tout en sapant les fondations politiques de l’Union européenne, perçue comme la source d’un « effacement civilisationnel ».
- Le document annonce la fin du rôle des États-Unis comme principal garant de la sécurité mondiale et introduit un principe de « partage du fardeau », en s’appuyant sur un constat de stagnation économique en Europe. L’« engagement de La Haye » fixe désormais pour les pays membres de l’OTAN un objectif de dépenses de défense équivalent à 5 % du PIB, un seuil nettement supérieur aux engagements actuels, ce qui implique un ajustement des politiques de défense au sein de l’Union européenne.
- La NSS marque la fin de l’expansion continue de l’OTAN, signifiant que des pays comme l’Ukraine ou la Moldavie ne pourront pas y adhérer. La priorité est désormais de « négocier une cessation rapide des hostilités » en Ukraine pour stabiliser les économies européennes et rétablir un équilibre stratégique avec la Russie.
- La stratégie américaine pour l’Europe se déploie sur trois fronts : militaire, idéologique et économique. Elle vise à ce que l’Europe assume davantage sa propre défense tout en ouvrant ses marchés aux biens et services américains. Elle cherche également à renforcer, au sein des nations européennes, la résistance à ce que le document décrit comme une trajectoire risquant un « effacement civilisationnel », en lien avec certaines politiques de l’Union européenne, la gestion migratoire et l’évolution des identités nationales.
(The White House, The Atlantic, Le Grand Continent)
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ASIE
La Corée du Sud avance dans la construction de sous-marins à propulsion nucléaire
Le 3 décembre, lors d’une conférence de presse, le président Lee Jae Myung a mis en avant la volonté sud-coréenne de construire des sous-marins d’attaque à propulsion nucléaire (SNA) sur le territoire national. Il a également réaffirmé l’engagement du pays à ne pas se doter d’un arsenal nucléaire. Ces annonces font suite à un accord finalisé en novembre avec Washington. Alors que le lieu de la construction des SNA reste indéterminé, Lee Jae Myung a déclaré qu’il serait « extrêmement difficile » de les fabriquer aux États-Unis. Ce programme de SNA sud-coréens pourrait pousser le Japon à emboîter le pas. La Corée du Nord a par ailleurs réagi en mettant en garde Séoul contre un potentiel « effet domino nucléaire ».
- Après la rencontre entre les présidents sud-coréen et américain en marge d’un forum régional Asie-Pacifique en octobre, Donald Trump a déclaré avoir approuvé le projet de Séoul visant à construire des SNA. Un tel soutien pourrait accentuer la course sous-marine en Asie et exacerber les rivalités régionales. Les deux pays ont également négocié l’élargissement des droits de Séoul en matière d’enrichissement d’uranium, un domaine actuellement soumis à des restrictions en vertu d’un accord bilatéral. Ceci est le résultat d’une série d’efforts de la part de la Corée du Sud, qui a par exemple pris la décision d’augmenter ses dépenses militaires à hauteur de 3,5 % de son PIB.
- Les sous-marins nucléaires, étant plus rapides et pouvant rester immergés bien plus longtemps que les sous-marins diesel, sont un moyen de dissuasion stratégique essentiel. Dans un contexte de méfiance constante vis-à-vis de son voisin nord-coréen, la Corée du Sud s’assure ainsi de renforcer ses moyens de contrôle de son interface maritime.
- En 2017, le président Moon Jae-in avait sollicité le soutien de Donald Trump pour l’acquisition de SNA, soutien que ce dernier lui a accordé en privé. Cependant, l’opposition de certains responsables américains a empêché tout soutien concret.
(Reuters, The Korea Times, The Hans India, Eurasia Peace , Le Figaro, The New York Times)
Visite d’État : Emmanuel Macron en visite en Chine
Emmanuel Macron a effectué une visite d’État en Chine du 3 au 5 décembre. Il s’agit de son quatrième déplacement dans le pays depuis 2017. Sa dernière visite remontait à 2023, tandis que Xi Jinping avait lui-même fait le voyage en France en 2024. Selon l’Élysée, cette visite visait à approfondir la relation franco-chinoise, en particulier sur le plan économique, afin de favoriser davantage d’investissements chinois en France – tout en mettant en garde contre des investissements prédateurs. Elle avait également pour objectif de réaffirmer le rôle de l’Europe sur la scène internationale, tant sur les volets commerciaux que géopolitiques.
- La France comme l’Europe nourrissent de fortes attentes quant au rôle que la Chine pourrait jouer auprès de la Russie dans la résolution de la guerre en Ukraine. Toutefois, Xi Jinping a de nouveau rejeté les demandes visant à limiter son soutien à Moscou et n’a pas répondu favorablement aux sollicitations l’incitant à exercer son influence sur Vladimir Poutine.
- Le déficit commercial entre l’Union européenne et la Chine demeure très important et largement défavorable à l’UE. Emmanuel Macron a donc appelé à un rééquilibrage des échanges ainsi qu’à une gouvernance économique fondée sur des règles, visant implicitement certaines pratiques chinoises jugées déloyales. Cette visite d’État a également été l’occasion de tenir la 7ᵉ réunion du Conseil d’entreprises franco-chinois, le président français étant accompagné de 35 dirigeants de grands groupes et d’entreprises familiales. La Chine s’est pour sa part déclarée prête à importer davantage de produits français de haute qualité. À son retour de voyage officiel, Emmanuel Macron a toutefois averti que la France pourrait soutenir l’instauration de droits de douane « dans les tout prochains mois » si aucune mesure n’était prise pour réduire le déficit commercial de l’UE avec la Chine.
- Interprétée comme un signe de l’importance accordée à la relation bilatérale, la visite d’État s’est conclue dans un cadre plus informel à Chengdu, capitale des pandas géants. À ce sujet, Xi Jinping a annoncé que le programme de coopération franco-chinois sur la conservation du panda géant, dont le cycle actuel arrive à échéance en 2027, serait bien renouvelé. Le président chinois a également rappelé qu’après la célébration des 60 ans des relations diplomatiques franco-chinoises en 2024, l’année en cours marque l’ouverture d’une “nouvelle ère” (新甲子), en référence au cycle traditionnel chinois de soixante ans.
(Élysée, Le Monde, Le Monde, Le Monde, 中华人民共和国外交部, 中华人民共和国外交部)
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EUROPE
La Pologne renforce ses forces aériennes avec l’Airbus A330 MRTT via le programme SAFE
Le 3 décembre, le ministre polonais de la Défense, Władysław Kosiniak-Kamysz, a demandé un financement via le programme européen SAFE pour acquérir deux à quatre Airbus A330 MRTT. L’investissement, estimé à 1 milliard d’euros, répond à une pression opérationnelle croissante à l’est et à l’expansion rapide de la flotte de combat polonaise, désormais dotée de F-35A et de FA-50. Pour Varsovie, il s’agit d’une évolution stratégique déterminante, cohérente avec le renforcement de ses capacités de projection. La présence industrielle d’Airbus en Pologne devrait faciliter l’installation des infrastructures de formation et de soutien.
- Le général polonais Ireneusz Nowak souligne que les ravitailleurs, rares au sein de l’OTAN, sont essentiels pour limiter le nombre d’avions et de pilotes nécessaires lors des patrouilles prolongées. L’Airbus A330 MRTT offre des capacités combinées de ravitaillement, de transport stratégique et d’évacuation sanitaire. Son utilité a été prouvée en septembre lors des incursions de drones russes, lorsqu’un A330 MRTT de l’OTAN a appuyé les équipages polonais.
- Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’enveloppe nationale SAFE, dont la Pologne pourrait bénéficier jusqu’à 43,7 milliards d’euros pour soutenir la modernisation de ses capacités militaires dans les années à venir. Le programme SAFE impose que moins de 35 % des composants d’un système d’armement proviennent de pays hors UE, excluant ainsi des options comme le Boeing KC-46A. Pour l’UE, cela illustre concrètement l’utilisation d’un financement commun pour soutenir une capacité critique et intégrée.
(Aerotime, AirDataNews, TVP World, Polskie Radio)
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FRANCE
Emmanuel Macron annonce un nouveau service national volontaire
Le 27 novembre 2025, lors de son discours au sein de la brigade d’infanterie de montagne, le Président de la République a annoncé le retour d’un service militaire national volontaire (SNV) – un engagement « utile, militaire, volontaire et sélectif ». Les jeunes de 18 à 25 ans pourront volontairement s’engager dans un service militaire de 10 mois, rémunéré, pour effectuer différentes missions en France au service de la Défense. L’objectif est de permettre à la jeunesse qui le souhaite de s’engager pour la nation, mais également de répondre à la nécessité de masse en cas de conflit. L’annonce du service national volontaire s’inscrit dans le cadre du réarmement de la France et de la mobilisation de la société civile. La première année, environ 2 500 jeunes seront sélectionnés, avec une montée en puissance progressive afin d’atteindre 50 000 volontaires d’ici 2035.
- L’annonce récente, par le Chef d’état-major des armées, que la menace russe était réelle et qu’un conflit ouvert pourrait avoir lieu d’ici trois à quatre ans, a déclenché une vague de réarmement. Dans les discours des autorités militaires apparaît la nécessité de mobiliser la société civile et de renforcer le lien armée-Nation afin de se préparer au mieux aux conflits à venir. Les autres pays européens adoptent des dynamiques similaires puisque l’Allemagne vient également d’annoncer l’instauration d’un service militaire volontaire semblable à celui annoncé en France.
- Le service militaire obligatoire a été suspendu en France en 1997 par le président Chirac. Par la suite il a pris d’autres formes comme la journée de défense et citoyenneté ou plus récemment le SNU (service national universel). Ce projet initié par le Premier ministre Édouard Philippe prévoyait une phase de cohésion obligatoire pour les jeunes de 16 ans avec une initiation aux pratiques militaires et une phase de service pour l’intérêt général. Cependant, ce service a été largement critiqué, à la fois pour son coût élevé et pour le faible engagement des jeunes. Il devrait être suspendu pour 2026 et il semblerait que le SNV prennent le relais.
- Des mesures concrètes devront suivre cette annonce avec notamment la première cohorte du service national volontaire prévue dès 2026. Des détails logistiques sont encore à étudier, notamment les logements pour les volontaires. Les premières inscriptions seront ouvertes en janvier 2026.
(Le Monde, Le Monde Ministère des armées, Le Figaro, Ministère de l’éducation nationale)
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Afrique du Nord/Moyen-Orient
Le Kurdistan irakien est plongé dans le noir à la suite d’attaques sur ses installations gazières
Le 27 novembre, le site gazier de Khor Mor a été attaqué. Il se situe entre les villes de Kirkouk et de Souleimaniyeh, dans le nord du Kurdistan irakien. Une explosion a visé un de ses réservoirs de gaz naturel, ce qui a interrompu la production et rendu le système énergétique du pays presque inopérant. Cette attaque a plongé dans le noir de nombreux foyers et a nui à l’ensemble des infrastructures de la région. En effet, le site de Khor Mor représente 80% de la production électrique du Kurdistan irakien.
- L’attaque reste extrêmement floue. Il n’est pas clair si l’explosion a été causée par un drone ou par une roquette. Les autorités de la région autonome du Kurdistan irakien attribuent l’attaque à des milices chiites qui opèrent dans la zone depuis quelques années. Elles se sont formées en réaction à l’Etat islamique en 2014. Certaines d’entre elles n’ont pas été démobilisées et seraient encore soutenues par l’Iran à ce jour. Elles ne forment cependant pas un mouvement uni: la milice Asaïb Ahl al-Haq a démenti toute implication dans l’attaque, tandis que de nombreuses autres sont restées silencieuses sur la question. Leur mode opératoire est déjà connu dans la région puisque des attaques similaires ont été identifiées en juillet dernier.
- Le site de Khor Mor a été financé en partie par les États-Unis et représente donc les intérêts américains dans la région. Cette dernière reste une priorité pour le département d’Etat comme en témoigne l’inauguration d’un nouveau consulat à Erbil le 3 décembre.
- La région du Kurdistan irakien est autonome depuis 2005. Elle dispose d’un Premier ministre, Masrour Barzani. Ce dernier a exhorté les États-Unis et le Royaume-Uni à leur fournir des dispositifs anti-aériens pour se protéger de ce type d’attaque. Bagdad bloque toute possibilité pour le gouvernement autonome de traiter directement avec un gouvernement étranger pour une vente d’armes. Cette crise reflète les rapports ambivalents avec le gouvernement central, qui reconnaît constitutionnellement cette autonomie tout en étant réticent à de nouvelles délégations de compétences.
(The New York Times, Reuters, La Libre Belgique)
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RUSSIE/ NEI
Les États-Unis présentent un nouveau “plan de paix” pour l’Ukraine dans un contexte de tensions financières
Dans la nuit du 20 au 21 novembre, les États-Unis ont présenté un nouveau “plan pour la paix” en 28 points visant à résoudre le conflit russo-ukrainien. Ce plan, dont les propositions divisent, initie une nouvelle séquence de négociations diplomatiques et économiques entre la Russie, l’Ukraine et les Etats-Unis, auxquelles prennent part les Européens dans une moindre mesure. Les 23 et 24 novembre, des pourparlers se sont déroulés à Genève entre les représentants américains, ukrainiens et européens. Les discussions semblent s’être également poursuivies de manière bilatérale entre la Russie et les Etats-Unis, ainsi qu’entre les Américains et les Ukrainiens lors d’une rencontre en Floride le 4 décembre, entre l’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, et le premier négociateur ukrainien, Rustem Umerov. En parallèle de ces négociations, l’Ukraine a adopté son budget pour l’année 2026, selon lequel 27 % du PIB sera consacré à la défense, et fera face selon le FMI à un déficit de près de 63 milliards de dollars pour l’année fiscale 2026-2027.
- Le plan initial de 28 points, qui reprend l’esprit des discussions d’Istanbul de 2022, souligne l’importance de la mise en place d’un accord global de non-agression entre l’Europe, la Russie et l’Ukraine. Sur le volet territorial, la Russie obtiendrait le contrôle des oblasts de Louhansk et de Donetsk, et les régions de Zaporizhzhya et Kherson seraient partagées selon la ligne de front actuelle. Le texte prévoit également, entre autres, un plafonnement de l’armée ukrainienne, une renonciation à rejoindre l’OTAN pour Kiev, et la réintégration de la Russie au G8 et à l’économie mondiale.
- Face à un plan de paix et des négociations auxquels les Européens ne participent qu’en périphérie, ainsi qu’à la situation financière de l’Ukraine, la saisie des avoirs russes – majoritairement conservés en Europe – apparaît comme un levier d’action potentiel pour les membres de l’UE. Ces 210 milliards d’euros pourraient permettre de financer deux ans d’aide militaire à l’Ukraine, ainsi que de pallier un retrait éventuel des aides américaines.
(Le Monde, Iris , Le Monde, Institut Montaigne, IMF)
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BITD
Avancement prévu du remplacement des camions logistiques des armées françaises
Le 14 octobre, le quotidien La Tribune annonçait que l’appel d’offre émis par la DGA à l’été 2024, portant sur la fourniture d’environ 7000 camions d’une charge utile de 4-6t, aurait été remporté par le partenariat entre Arquus (John Cockerill) et Daimler Truck (Mercedes). À date, aucune des parties mentionnées n’a confirmé ou infirmé cette information. Certains observateurs notent que parmi les groupes candidats, aucun n’incluent de constructeur et/ou motoriste français. Pour Arquus, la plateforme proposée, appelée “Zetros by Arquus”, est directement dérivée du Zetros de Daimler Truck, dont le châssis et le moteur viendront d’Allemagne. La conclusion de l’appel d’offre était prévue pour fin 2025 et doit marquer une étape significative dans l’avancement du programme Flotte Tactique et Logistique Terrestre (FTLT) mentionné dans la loi de programmation militaire 2024-2030.
- Le programme FTLT reprend un projet non abouti de la LPM 2019-2025. Il fonctionne par étapes successives. L’incrément 1, officialisé en 2024 et portant sur les Camions-Citerne Nouvelle Génération (CCNG), a été attribué à Arquus sur une base Renault Trucks. L’incrément 3, annoncé dans le projet de loi de finances 2026, doit concerner le remplacement des porte-blindés. Les 7 000 camions mentionnés ici relèvent de l’incrément 2 du programme.
- Entre 2013 et 2018, un programme de renouvellement des camions logistiques a été lancé avec Soframe (Lohr) et Iveco (Leonardo). Malgré cela, la plupart des camions utilisés par les armées françaises sont encore très anciens : des GBC180 rénovés en 1993 mais datant à l’origine des années 1970, ainsi que des TRM2000 et TRM10000 des années 1980-1990.
- Les autres armées européennes ont également lancé le renouvellement de leurs flottes logistiques terrestres depuis plusieurs années. Les principaux constructeurs ayant remporté ces différents marchés sont : Scania, Iveco, DAF, RMMV (Rheinmetall MAN Military Vehicles) et Daimler.
(La Tribune, Blablachars, Opex360, PAP P146 2026 [sous-action 08-51 p.132])
