EUROPE
L’Europe investit plus d’un milliard d’euros dans l’innovation et les technologies de défense du futur
La Commission européenne a adopté son cinquième programme de travail annuel au titre du Fonds européen de la défense (FED), accordant plus d’un milliard d’euros à des projets collaboratifs de recherche et de développement dans le domaine de la défense. Le Programme 2025 (EDF25) soutient la mise au point de technologies et de capacités essentielles, notamment dans le combat terrestre, l’espace, le combat aérien, l’énergie et la transition environnementale. Il financera aussi des projets de cybersécurité, de guerre navale et sous-marine, de formation et de simulation, ou encore de systèmes de protection du soldat. Enfin, le Programme de travail 2025 renouvelle son soutien à l’innovation dans la défense européenne grâce à l’EU Defence Innovation Scheme (EUDIS), encourageant la participation des PME et le développement de solutions duales (civiles et militaires).
- Le Fonds européen de la défense constitue l’un des principaux leviers de la Commission pour favoriser la coopération entre États membres et industriels dans le domaine de la défense. En se concentrant sur des projets collaboratifs, il encourage la mutualisation des compétences et des ressources, tout en favorisant l’interopérabilité entre les armées européennes.
- Depuis 2021, l’UE a renforcé son ambition de « boussole stratégique » en matière de sécurité et de défense. Le FED, lancé dans cette lignée, s’est imposé comme un instrument clé pour stimuler l’innovation, réduire les duplications d’efforts et améliorer la compétitivité des industries de défense européennes.
- Avec plus de 5,4 milliards d’euros déjà engagés depuis 2021, le FED consolide la souveraineté technologique et la résilience de l’UE face aux menaces émergentes. Les projets retenus dans le programme 2025, qu’il s’agisse de cybersécurité, d’intelligence artificielle, de technologie spatiale ou de solutions éco-responsables, soutiendront la modernisation des capacités militaires européennes et renforceront à terme la sécurité du continent. (Commission européenne)
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AMÉRIQUES
Refonte des priorités du Pentagone
- Pete Hegseth a affirmé vouloir “restaurer l’éthos guerrier”, renforçant la discipline militaire et recentrant les priorités du Pentagone sur l’efficacité opérationnelle.
- L’administration Trump a annoncé la suppression des programmes de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI) au sein de l’armée, une décision justifiée en partie par les récents dysfonctionnements dans l’aéronautique militaire.
- Les militaires renvoyés pour refus de vaccination contre la COVID-19 seront réintégrés, dans le cadre d’une révision complète des politiques imposées sous l’administration Biden. (Reuters, The Guardian, El País)
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RUSSIE/ NEI
Alexandre Loukachenko réélu pour un septième mandat en Biélorussie
Au pouvoir depuis 1994, Alexandre Loukachenko a été réélu pour cinq ans le 26 janvier avec 87,6% des voix, selon le sondage officiel publié à l’issue du vote. Les quatre autres candidats en lice affichaient également leur soutien au régime en place. Une manifestation contre le scrutin a rassemblé un millier de personnes à Varsovie autour de la cheffe de file de l’opposition en exil, Svetlana Tikhanovskaïa. La haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Kaja Kallas a dénoncé une « mascarade » dans un communiqué, et a assuré la continuité des « mesures restrictives et ciblées contre le régime » imposées par l’UE depuis octobre 2020.
- Le régime Loukachenko est depuis longtemps marqué par des politiques répressives à l’encontre de la presse et de ses opposants. A la suite des élections de 2010, plus de 600 manifestants et opposants politiques sont arrêtés. Les manifestations déclenchées par les élections présidentielles de 2020 sont marquées par de nombreux heurts, provoquant un mort et des dizaines de blessés. Le président avait été réélu avec 80,6% des voix, tandis que la seule candidate de l’opposition, Svetlana Tikhanovskaïa, n’avait officiellement récolté que 10% du scrutin. Selon l’ONU, le régime détiendrait plus de 1400 prisonniers politiques, et 300 000 Biélorusses auraient fui le pays pour des raisons politiques.
- Suite aux élections de 2020, les relations entre l’UE et la Biélorussie se refroidirent et la Biélorussie se retira du Partenariat oriental en juin 2021. Concomitamment, l’alliance entre Minsk et Moscou se consolida, d’abord par la voie d’une coopération économique rapprochée depuis septembre 2021, puis par un soutien politique dans le contexte du conflit russo-ukrainien. La Russie avait notamment déployé des armes nucléaires tactiques en Biélorussie à l’été 2023. (Le Monde, France Info, Europa.eu, Courrier International)
Plusieurs infrastructures pétrolières russes ciblées par les drones ukrainiens
- Selon le journaliste Ivan Iakovyna, la raffinerie de Kstovo était l’ « un des plus grands complexes construits en Russie ces vingt-cinq dernières années » dont la destruction entraînera sans doute « une forte augmentation du prix de l’essence ».
- Cette attaque s’inscrit dans un contexte d’intensification des frappes ukrainiennes sur des infrastructures pétrolières russes, menée dès 2023 et connaissant une accélération depuis fin 2024. Le 14 janvier, des frappes avaient visé les infrastructures pétrolières de la base aérienne d’Engels, tandis que la raffinerie de l’oblast de Riazan avait été touchée le 25 janvier. (Courrier International, France Info)
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AFRIQUE
L’armée française rétrocède sa dernière base au Tchad
Le 30 janvier, l’armée française a remis sa dernière base à l’armée tchadienne lors d’une cérémonie militaire, marquant ainsi la fin d’une présence historique dans cette région du Sahel. L’état-major de l’armée tchadienne a déclaré dans un communiqué : « la rétrocession de la base Sergent-Adji-Kossei de N’Djamena vient boucler définitivement la présence française au Tchad, conformément à la volonté des hautes autorités ». Cette rétrocession s’inscrit dans le cadre de la décision du Tchad de mettre fin aux accords de coopération militaire avec la France, que le président tchadien, Mahamat Idriss Déby, a qualifiés d’ « obsolètes » et de « surannés ».
- Le Tchad était le dernier point d’ancrage de la France au Sahel. Pendant l’opération Barkhane qui s’est terminée à la fin de novembre 2022, la France a déployé plus de 5 000 militaires.
- Cette rétrocession fait suite aux demandes du Niger, du Mali, de la République Centrafricaine et du Burkina Faso de retirer les troupes françaises de leurs territoires.
- Le Sénégal est également en train de négocier le retrait des troupes françaises d’ici la fin de 2025. Conformément à un plan de restructuration de la présence française en Afrique de l’Ouest et centrale, les effectifs militaires français diminuent en Côte d’Ivoire et au Gabon. (Le Monde, France 24 )
Massacre commis par l’armée au Burkina Faso
Le 28 janvier, des dizaines de personnes ont été tuées entre les localités de Seytenga et Sebba, dans la région du Sahel au Burkina Faso. Les sources locales accusent les militaires du convoi de ravitaillement et de relève incriminés d’être l’auteur de ces exactions. Selon des témoins, ils ont commencé à interpeller les habitants, maison par maison, et ont ensuite exécuté les individus, qu’ils soient en possession d’une carte d’identité ou non. Les témoins ont expliqué que « seuls ceux qui étaient absents ou qui ont réussi à fuir ont eu la vie sauve ». Vingt-trois personnes auraient été tuées mais un grand nombre de personnes sont toujours portées disparues. Quelques heures plus tard, l’armée a également perpétré des exactions similaires à Tioutibe, toujours dans la région de Titabe.
- Dans un contexte régional marqué par l’instabilité, le Burkina Faso a vu en 2015 l’émergence d’une insurrection djihadiste, illustrée par la montée de groupes comme Ansarul Islam. Ces groupes armés s’opposent à l’État. En réponse, le gouvernement a intensifié les opérations militaires afin de lutter contre cette menace. Cependant, ces opérations militaires ont souvent été entachées par des exactions contre les populations locales.
- Par exemple, selon Amnesty International « le 20 avril 2023, des militaires accompagnés de VDP ont tué au moins 147 civils dans le village de Karma (province du Yatenga, région du Nord) lors d’une opération de patrouille à laquelle participaient des membres du 3e bataillon d’intervention rapide, une unité spéciale de l’armée. » (RFI, Amnesty International)
En RDC, l’offensive du M23 s’intensifie avec la prise de Goma, aggravant la crise régionale
Lundi 27 janvier, les rebelles du Mouvement du 23 mars, dit « M23 », une milice anti-gouvernementale, ont affirmé avoir pris le contrôle de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, située à l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Selon le gouvernement congolais et des experts de l’ONU, le M23 bénéficie d’un soutien direct des forces de défense du Rwanda voisin. Il poursuit son offensive à grande échelle, débutée le 23 janvier, en direction du Sud-Kivu, tout en annonçant, par la voix de Corneille Nangaa, l’un de ses chefs, sa volonté de « continuer la marche de libération jusqu’à Kinshasa », la capitale de la RDC.
- Cette escalade des tensions s’inscrit dans un conflit qui dure depuis au moins trois décennies et qui oppose directement le Rwanda à la RDC. Une nouvelle phase s’est ouverte en novembre 2021, lorsque la rébellion du M23, l’une des nombreuses milices actives dans l’est du pays, a repris les combats contre l’armée congolaise. L’intensification de cette offensive, qui a permis au M23 de prendre le contrôle d’une partie considérable de ce territoire riche en minerais rares, renforce l’influence du gouvernement rwandais sur leur exploitation et alimente les accusations d’expansionnisme territorial de Kigali à l’égard de son voisin.
- Bien que le gouvernement de Paul Kagame n’ait jamais officiellement confirmé ni démenti son soutien au M23, dont la plupart des combattants appartiennent à la communauté tutsi – la même ethnie que celle de la majorité des membres du gouvernement rwandais –, il rejette les accusations d’ingérence en affirmant être utilisé comme « bouc émissaire ». Cependant, en juillet 2024, un rapport d’experts de l’ONU a documenté la présence de 3 000 à 4 000 soldats rwandais sur le territoire congolais, précisant qu’ils « contrôlent et dirigent de facto les opérations du M23, ce qui rend le Rwanda responsable des actions du M23 ». À l’automne 2024, quelques mois après la rupture du cessez-le-feu, les combats ont repris, culminant avec la prise de Goma.
- Les affrontements entre cette milice rebelle et l’armée congolaise dans la région de Goma ont provoqué, depuis fin janvier, la mort de près d’un millier de personnes, dont des soldats étrangers appartenant à la mission de maintien de la paix des Nations unies. En parallèle, des centaines de milliers de personnes ont été déplacées, vivant désormais dans des conditions d’hygiène et de précarité alarmantes, aggravant ainsi la crise humanitaire qui sévit déjà dans le pays. Depuis le début de l’année, plus de 400 000 personnes ont été contraintes de fuir leur domicile, s’ajoutant aux 600 000 réfugiés des années précédentes établis dans les environs de Goma dans des conditions extrêmement difficiles.
- Alors que des vidéos montrent un accueil favorable des habitants de Goma aux miliciens du M23, des manifestations ont éclaté au Sud-Kivu pour s’opposer à leur arrivée imminente dans la région. Par ailleurs, plusieurs ambassades, jugées complices du M23 – notamment celles du Rwanda, de la France et des États-Unis – ont été prises pour cible lors d’assauts dans le pays.
- La flambée de violence de ces derniers jours a poussé la communauté internationale à s’emparer du dossier. Si le Conseil de sécurité de l’ONU a récemment exhorté les « forces extérieures », sans toutefois mentionner explicitement le Rwanda, à se retirer du territoire congolais, les tentatives de médiation entre les présidents Tshisekedi et Kagame, notamment sous l’égide du président kényan William Ruto, se multiplient. Cependant, de l’avis de nombreux observateurs, cette mobilisation reste insuffisante et tardive, rendant son impact incertain face à une situation en constante évolution. (ISPI, Le Monde)
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ASIE
«Bip-Bip», Deepseek ou le moment Spoutnik
- Avec son coût de 5.6 millions de dollars (7% du coût de ChatGPT), DeepSeek-R1 remet en cause la conviction selon laquelle seuls les investissements massifs et l’accès aux meilleures infrastructures permettent l’innovation en IA. Sa conception plus frugale pourrait rebattre les cartes du leadership technologique.
- L’accumulation stratégique de puces a permis à DeepSeek de contourner partiellement les restrictions américaines, révélant ainsi les failles de ces mesures et l’ingéniosité des chercheurs chinois pour optimiser les ressources disponibles. Ainsi, l’efficacité de ces sanctions mises en place par Biden est remise en question. Alors que depuis mi-janvier 2025, de nouvelles règles imposent des licences pour l’exportation de puces d’IA vers environ 120 pays, avec des exceptions pour 18 alliés tels que la France, le Japon et le Royaume-Uni, la nouvelle administration Trump pourrait davantage encore durcir les restrictions ou favoriser des alliances pour contrer l’influence chinoise.
- L’annonce de DeepSeek a entraîné une chute spectaculaire des actions des grandes entreprises technologiques américaines, notamment Nvidia (-17% soit 600 milliards de dollar, la plus grande chute de l’Histoire Américaine), témoignant d’un choc de confiance dans la supériorité américaine en IA.
- Contrairement aux modèles propriétaires occidentaux, DeepSeek est largement accessible en open-source, favorisant son adoption dans les pays émergents et renforçant l’influence technologique de la Chine. Cependant, l’adoption massive de DeepSeek dans des secteurs sensibles pose des questions sur la protection des données, de la dépendance aux infrastructures cloud chinoises et de la censure stricte du régime.
- Enfin, comme le « moment Spoutnik » de la guerre froide, DeepSeek pousse les États-Unis à redoubler d’efforts pour maintenir leur avance en IA, ce qui pourrait se traduire par des investissements accrus dans le cadre des 500 milliards annoncés par Trump, une révision du modèle onéreux de développement américain et une refonte des stratégies de contrôle technologique. (BBC-a, BBC-b, Le Monde)
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AFRIQUE DU NORD/ MOYEN-ORIENT
Ahmed Al-Charaa nommé président de la Syrie pour la « phase de transition »
Le 29 janvier, Ahmed Al-Charaa a officiellement été nommé président du pays pour la période de transition. Al-Charaa est le chef de la rébellion du groupe islamiste Hayat Tahrir Al-Cham qui s’est emparé du pouvoir le 8 décembre 2024 après la chute de Bachar Al-Assad. Il a été chargé de former un « conseil législatif intérimaire », annonçant la dissolution de l’ancien Parlement et le gel de la Constitution de 2012. Les nouvelles autorités ont également suspendu tous les groupes armés du parti Baas de l’ancien président.
- Cette nomination officielle marque une étape significative dans l’histoire de la Syrie avec la fin du régime dictatorial de Bachar Al-Assad, qui a gouverné le pays d’une main de fer pendant plus de soixante ans.
- Ahmed Al-Charaa, qui assure vouloir « combler le vide du pouvoir, préserver la paix civile, construire les institutions de l’Etat, œuvrer à bâtir une économie tournée vers le développement et redonner à la Syrie son rôle international et régional » a promis d’entamer une transition politique qui devrait aboutir à des élections d’ici quatre ans, ce qui pourrait initier l’espoir d’une phase démocratique pour le pays, bien que des craintes demeurent à ce sujet suite aux treize années de guerre civile que le pays a connues. (Le Monde, Les Echos)
La mise en œuvre de l’accord de trêve entre Israël et le Liban prolongée jusqu’au 18 février
- Dans le cadre de la libération progressive d’otages du Hamas en contrepartie de celle de Palestiniens par Israël, la prolongation de cet accord souligne la volonté des parties prenantes à respecter une conduite diplomatique pour la fin des affrontements.
- Néanmoins, le cessez-le-feu demeure fragile, puisque la poursuite de cette phase résulte d’une journée meurtrière au cours de laquelle l’armée israélienne a tiré sur des déplacés libanais qui tentaient de rentrer chez eux, provoquant la mort de 22 personnes et 124 blessés. Cette situation révèle donc des efforts politico-diplomatiques tout en témoignant du chemin encore long vers un respect total de ceux-ci dans la pratique. (Le Monde, L’Opinion)
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FRANCE
Un potentiel conflit armé sur le territoire national ? Le patron de la gendarmerie alerte
Hubert Bonneau, le nouveau directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN) depuis octobre 2024, a adressé une lettre aux gendarmes pour s’exprimer sur le contexte actuel. Il dresse un constat préoccupant sur la sécurité nationale et annonce des mesures clefs pour renforcer la préparation militaire et intensifier la lutte contre la criminalité organisée, dans un contexte budgétaire restreint.
- Préparation à un conflit armé : Hubert Bonneau met en lumière l’urgence de se préparer à une agression potentielle contre le territoire national, dans un contexte géopolitique tendu, notamment après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Il insiste sur la nécessité de renforcer les capacités tactiques et opérationnelles militaires de la gendarmerie, afin qu’elle puisse faire face efficacement à toute menace extérieure.
- Lutte contre la criminalité organisée : Le DGGN annonce la création d’une nouvelle unité nationale de police judiciaire au sein de la gendarmerie, visant à centraliser les enquêtes criminelles et à renforcer l’efficacité des opérations contre la criminalité organisée. Cette unité sera dédiée à la lutte contre les narcotrafics, en rassemblant les capacités d’investigation, de renseignement criminel et d’expertise criminalistique pour optimiser les résultats. L’objectif est de mieux coordonner les efforts pour répondre aux défis croissants liés au trafic de drogue et à la criminalité transnationale.
- Défis budgétaires et de recrutement : Face à des difficultés de recrutement, avec un renouvellement annuel de 15 % des effectifs, et dans un contexte budgétaire particulièrement tendu, Hubert Bonneau avertit que des choix difficiles devront être faits. Parmi les priorités, il souligne la nécessité de financer la rénovation urgente des casernes, dont certaines sont dans un état de délabrement avancé. (Le Monde)
Une circulaire de plus ? Retailleau demande des résultats
Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, a adressé le 23 janvier 2025 une circulaire aux préfets afin de renforcer le contrôle de l’immigration en France, en s’appuyant notamment sur la loi Darmanin de 2024. Ce document de sept pages détaille des mesures à appliquer, en particulier pour les étrangers en situation irrégulière, en insistant sur la rétention administrative et les dispositifs de suivi. Le ministre exige également des résultats concrets, en particulier pour les étrangers menaçant l’ordre public.
- Le ministre souhaite une application systématique des mesures d’éloignement, en complément de l’OQTF, et un renforcement des ressources pour les services des étrangers. Il souligne également l’importance de la gestion des étrangers sortant de prison, en particulier ceux visés par une OQTF.
- En outre, une révision de la circulaire Valls de 2012 est prévue, pour durcir les critères de régularisation : durée de présence d’au moins sept ans sur le territoire, contre cinq ans aujourd’hui. Les préfets devront aussi évaluer la maîtrise du français par un « diplôme français ou bien une certification linguistique ».
- La circulaire s’inscrit dans une dynamique de contrôle accru, avec des engagements pris lors des discussions avec le Maroc pour faciliter les réadmissions de ressortissants en situation irrégulière. Un projet de loi sur l’immigration devrait être présenté en 2025 selon le ministre. (Le Monde)
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VEILLE BITD
Bouées de lutte anti-sous-marine made in France
Thales a signé le 29 janvier 2025 un contrat avec la Direction Générale de l’Armement (DGA) prévoyant la fourniture de plusieurs centaines de bouées acoustiques SonoFlash de construction française à la Marine nationale. En 2021, la DGA avait attribué à Thales un marché de développement et de production de ces bouées SonoFlash aérolargables. Cette commande se place dans le cadre de la montée en puissance des capacités de lutte anti-sous-marine des armées françaises :
- Largable depuis un avion de patrouille maritime (type ATL2) ou d’un hélicoptère (type NH90), la bouée acoustique SonoFlash permet de détecter les sous-marins.
- Il s’agit de bouées sonar qui ont la particularité de posséder une fonction active et passive : elles sont dotées d’un récepteur ainsi que d’un émetteur basse fréquence, dont les données peuvent être réceptionnées par des navires, aéronefs ou des centres de soutien acoustique. (Naval News, Thales)
Merci aux membres du pôle qui ont participé à la rédaction de cette veille !
