EUROPE
Cap sur une Europe de la défense intégrée : adoption de l’EDIP et Pacte UE-Royaume-Uni en gestation
Le 24 avril 2025, les commissions Industrie-Recherche-Énergie (ITRE) et Sécurité-Défense (SEDE) du Parlement européen ont approuvé, après l’examen d’un millier d’amendements, leur position sur le futur European Defence Industry Programme (EDIP) : 70 voix pour, 48 contre et 8 abstentions. Ce mandat – qui sera formellement présenté en séance plénière du 5-8 mai – servira de base aux négociations avec le Conseil, encore dépourvu de position, même si la présidence polonaise espère conclure avant fin juin. Au même moment à Londres, Ursula von der Leyen et Keir Starmer ont préparé le terrain du sommet UE-Royaume-Uni du 19 mai, où un pacte de sécurité et de défense pourrait être signé : il ouvrirait aux Britanniques l’accès au nouvel instrument de prêts « SAFE » de 150 milliards d’euros destiné à la ré-industrialisation militaire européenne. Les pourparlers butent toutefois encore sur l’épineux dossier de l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques
- La combinaison EDIP / SAFE vise à sécuriser des chaînes d’approvisionnement “100% européennes” (ou alliées) et à mutualiser la commande publique d’armements, tandis que l’ouverture éventuelle à Londres donnerait à l’UE un partenaire industriel majeur. Les inquiétudes de certains députés polonais illustrent toutefois la crainte d’un recentrage des financements vers les champions d’Europe occidentale au détriment de l’industrie d’Europe centrale.
- Depuis le Brexit, la coopération militaire formelle entre Bruxelles et Londres était minimale ; la perspective d’un pacte bilatéral marque un tournant rappelant les discussions avortées de 2018 sur la participation britannique à PESCO. Côté Union, l’EDIP s’inscrit dans la lignée des paquets ASAP (2023) et EDIRPA (2024) visant déjà à accélérer la production de munitions pour l’Ukraine. (Parlement européen, Commission européenne)
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AMÉRIQUES
Equateur : Victoire de Daniel Noboa à l’élection présidentielle
Le dimanche 13 avril, après l’ouverture de 94 % des bulletins de vote, le Conseil national électoral (CNE) a déclaré vainqueur à l’élection présidentielle le président sortant Daniel Noboa avec 56 % des suffrages, contre 44 % pour son opposante Luisa Gonzalez. Luisa Gonzalez, du parti Révolution citoyenne, dénonce une « fraude électorale grotesque » tandis que Daniel Noboa (Action démocratique nationale) se targue d’« une victoire avec plus de dix points d’avance ». La présidente du CNE, Diana Atamaint rejette « fermement le discours sur la fraude (qui) mine la confiance envers la démocratie elle-même ».
- Daniel Noboa et Luisa Gonzalez s’étaient déjà opposés lors de l’élection présidentielle anticipée d’octobre 2023 provoquée par la dissolution du Parlement par le président Guillermo Lasso, afin d’éviter une procédure de destitution pour corruption de l’Assemblée nationale, et marquée par l’assassinat du candidat Fernando Villavicencio.
- Fils d’Alvaro Noboa, milliardaire plusieurs fois candidat à la présidence, Daniel Noboa mène une politique sécuritaire dure dans un pays marqué par un conflit armé entre le gouvernement et les cartels. M. Noboa a successivement mis en place de nombreuses mesures, telles qu’un état d’urgence de 60 jours et des couvre-feux, ou l’incarcération de plusieurs chefs de gang. Il a pour ambition de renforcer la collaboration américaine ; il avait signé un accord en décembre 2024 visant à autoriser l’armée américaine à utiliser les Galápagos comme base militaire, et a conclu en avril 2025 un contrat d’achat d’armement pour 64 millions de dollars (56,3 millions d’euros) avec Washington. Il souhaite également rouvrir la base militaire américaine de Manta, sur la côte Pacifique. M. Noboa a par ailleurs annoncé la mise en place d’une « alliance stratégique » avec Erik Prince, fondateur de la société militaire privée américaine Blackwater (aujourd’hui Academi).
- Depuis le retrait des FARC en Colombie, les gangs se multiplient et profitent de la position de l’Équateur, ouvert sur le Pacifique et frontalier avec la Colombie et le Pérou, les deux plus gros producteurs mondiaux de cocaïne, pour faire du pays une plaque tournante du trafic de la drogue, notamment vers les Etats-Unis et l’Europe. En janvier 2024, les tensions ont augmenté lorsque le cartel Los Choneros a fait irruption dans des studios de télévision à Guayaquil et a pris en otage des journalistes. Depuis le début de 2025, le pays a enregistré en moyenne un homicide toutes les heures, soit plus de 2 000 assassinats commis en trois mois. (Le Monde, Le Monde, Le Figaro)
Ouverture de l’extraction minière sous-marine par Donald Trump
Le 24 avril, le président américain a signé un décret réclamant « d’accélérer l’examen » de candidatures « et la délivrance de permis d’exploration et d’extraction » à grande échelle de minerais dans les fonds océaniques, y compris dans les eaux internationales. Guo Jiakun, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a dénoncé une violation du droit international qui “nuit aux intérêts de la communauté internationale dans son ensemble ».
- Cette signature remet en cause l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM), théoriquement compétente en haute mer. Aucune extraction minière commerciale n’a encore eu lieu dans les fonds marins, bien que certains Etats aient déjà octroyé des permis d’exploration dans leurs zones économiques exclusives, comme le Japon ou les îles Cook.
- Le décret fait valoir le “défi économique et de sécurité nationale sans précédent” des Etats-Unis, à savoir la sécurisation des minéraux critiques comme le manganèse, le nickel, le cobalt, le cuivre ou les terres rares, utilisés dans les véhicules électriques, les panneaux solaires, les smartphones et les ordinateurs portables. Le gouvernement Trump estime que l’extraction minière en eaux profondes pourrait créer 100 000 emplois et augmenter de 300 milliards de dollars le produit intérieur brut (PIB) des États-Unis sur dix ans.
- Cette question illustre à nouveau le clivage entre démocrates et républicains. En 2023, 31 élus au Congrès, tous républicains, avaient adressé une lettre au ministre de la Défense, Lloyd Austin, réclamant que le gouvernement Biden permette l’extraction minière sous-marine. En juillet 2024, le gouverneur démocrate d’Hawaï, Josh Green, avait ratifié un texte interdisant l’extraction minière dans ses eaux territoriales. (France 24, France Info)
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RUSSIE/ NEI
Le déploiement nord-coréen en Ukraine, catalyseur d’une nouvelle dynamique géopolitique
Le 27 avril 2025, la Corée du Nord a officiellement confirmé l’envoi de troupes pour combattre aux côtés de la Russie dans le conflit ukrainien, marquant ainsi un tournant inédit dans l’évolution de cette guerre. À cette occasion, Kim Jong-un, le dirigeant suprême nord-coréen, a ordonné l’érection d’un monument en hommage aux soldats tombés au combat, soulignant leur « héroïsme et bravoure ». Cette décision intervient dans un contexte marqué par un rapprochement accru entre Moscou et Pyongyang, principalement en réaction aux pressions exercées par les puissances occidentales et à l’isolement international croissant subi par les deux régimes. Selon diverses estimations, ce soutien militaire explicite pourrait concerner plusieurs milliers de soldats nord-coréens, bien que leur nombre exact reste à confirmer. Par ailleurs, cette alliance apparaît à un moment critique où la Russie peine à stabiliser ses lignes de front malgré plusieurs mobilisations et sollicite activement l’aide internationale afin de renforcer ses positions militaires en Ukraine. Enfin, cette nouvelle étape franchie par Pyongyang et Moscou illustre la mutation profonde des alliances mondiales et impose aux acteurs occidentaux une réflexion urgente sur la stratégie à adopter face à cet axe autoritaire en consolidation.
- Cette officialisation du partenariat russo-nord-coréen constitue une démarche marquante sur l’échiquier géopolitique mondial. En effet, elle traduit clairement la volonté conjointe de Moscou et Pyongyang de remettre en cause l’ordre international dominé par les démocraties occidentales. Ainsi, cette coopération militaire, jusqu’ici menée dans une relative discrétion, se dévoile désormais publiquement et prend une dimension stratégique assumée, renforçant et clarifiant les contours d’un axe autoritaire déterminé à s’opposer aux influences occidentales.
- L’implication directe de soldats nord-coréens sur le territoire européen élargit le champ des tensions militaires internationales, avec des risques accrus de confrontations indirectes avec l’OTAN. Cette décision pourrait aussi exacerber les tensions dans la péninsule coréenne, où la Corée du Sud et le Japon pourraient intensifier leurs dispositifs sécuritaires en réaction à une présence militaire nord-coréenne plus active sur la scène internationale.
- Le déploiement des troupes nord-coréennes en Ukraine soulève également d’importantes préoccupations humanitaires. Les conditions de vie et le traitement des soldats nord-coréens engagés sur un théâtre de guerre étranger sont incertains et pourraient constituer une nouvelle source de violations des droits humains, ajoutant une dimension supplémentaire de complexité morale à ce conflit déjà marqué par de nombreuses controverses internationales. (The New York Times)
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AFRIQUE
Négociations diplomatiques entre la RDC et le Rwanda sous l’égide de Washington
Le 25 avril 2025, la République démocratique du Congo et le Rwanda ont signé à Washington, sous l’égide des États-Unis, une déclaration de principes visant à élaborer un projet de traité de paix d’ici au 2 mai 2025. Cet accord intervient dans un contexte de forte escalade militaire, avec l’offensive lancée en janvier 2025 par les rebelles du M23, soutenus par Kigali, qui ont capturé plusieurs grandes villes de l’est du Congo. Les deux pays se sont engagés à cesser tout appui militaire aux groupes armés et à collaborer à la mise en place d’un mécanisme de coordination sécuritaire commun. Cet accord est soutenu par des promesses d’investissements américains massifs dans les ressources minières stratégiques de la région, marquant un tournant potentiel pour la stabilisation du conflit et pour le développement économique du bassin du Congo. Toutefois, compte tenu des échecs passés des cessez-le-feu dans la région, le scepticisme reste de mise quant à la mise en œuvre effective de ces engagements.
- Le Congo et le Rwanda se sont engagés à rédiger un projet de traité de paix d’ici le 2 mai, en signant une déclaration de principes à Washington sous la médiation du secrétaire d’État américain Marco Rubio. Cet engagement comprend la promesse d’arrêter toute aide militaire aux groupes armés et marque une nouvelle tentative de stabiliser une région marquée par des décennies de conflits.
- L’accord ouvre la voie à d’importants investissements américains publics et privés dans les secteurs miniers du Congo et du Rwanda. Washington discute d’accords potentiels portant sur des minerais stratégiques comme le cuivre, le cobalt et le lithium, dans l’objectif de réduire la dépendance aux ressources exploitées par la Chine.
- Face à la progression majeure des rebelles du M23 soutenus par Kigali, le Congo et le Rwanda envisagent la création d’un mécanisme commun de coordination sécuritaire. Cette coopération viserait à lutter contre les groupes armés et les organisations criminelles sévissant dans l’est du Congo, une région riche mais instable. (Reuters)
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ASIE
Sécheresse diplomatique : après un attentat, l’Inde souhaite fermer le robinet de l’Indus, le Pakistan crie à la guerre
Mardi 22 avril, une attaque a frappé la région du Cachemire indien, causant la mort de 26 touristes – 25 Indiens et un Népalais. New Delhi accuse le groupe islamiste Lashkar-e-Taiba, basé au Pakistan, d’être responsable de l’attentat. En représailles, l’Inde a notamment suspendu le traité de partage des eaux de l’Indus, signé en 1960, qui garantissait un accès vital aux ressources hydriques pour le Pakistan. Islamabad a immédiatement dénoncé cette décision comme un « acte de guerre », évoquant même la possibilité d’une « guerre totale ». Jeudi 24 avril, le gouvernement indien a ordonné l’expulsion de tous les ressortissants pakistanais, à l’exception des diplomates, d’ici au mardi 29 avril. La montée des tensions inquiète d’autant plus que les deux pays, ennemis historiques, possèdent l’arme nucléaire.
- Depuis la partition en 1947, l’Inde et le Pakistan se sont affrontés lors de trois guerres sur le Cachemire, or, jusqu’ici, le traité de l’Indus, signé sous médiation internationale après la première guerre indo-pakistanaise, avait résisté aux pires crises. Sa suspension marque donc un tournant grave. Récemment, les tensions indo-pakistanaises, avaient débouché sur des confrontations militaires localisées, comme après les attaques d’Uri (2016) et de Pulwama (2019).
- 80% de l’agriculture du Pakistan dépend des eaux de l’Indus, en particulier dans la province clé du Pendjab. Suspendre le traité met en péril sa sécurité alimentaire et économique alors que le pays est toujours déstabilisé par les divisions politiques entre les pro-Khan et les anti-Khan. Cependant, il est à noter que l’Inde ne possède pas les infrastructures nécessaires pour bloquer dans la durée l’Indus. La fin du partage des informations concernant la régulation des flux hydriques pourrait toutefois permettre à New Delhi de les construire et d’induire une paranoïa néfaste au Pakistan.
- En Inde comme au Pakistan, la démonstration de fermeté face à « l’ennemi » reste un puissant ressort politique. Cette surenchère intérieure complique toute désescalade rapide alors que l’expulsion des Pakistanais d’Inde rappelle les millions de morts de la partition. (BBCa, BBCb, France24a, France24b, L’Echo, Le Figaro)
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AFRIQUE DU NORD/ MOYEN-ORIENT
Yémen : l’armée américaine vise des infrastructures pétrolières contrôlées par les Houthis
Le 17 avril, l’armée américaine a visé pour la première fois une installation pétrolière au Yémen, détruisant le port de Ras Issa. Situé à l’ouest du Yémen dans la province de Hodeida contrôlée par les Houthis, il permettait aux rebelles de tirer profit de la vente illégale d’hydrocarbures. Il constituait ainsi une cible stratégique pour le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale (US CENTCOM), qui a affirmé « s’en prendre aux sources économiques du pouvoir des Houthis ». Ayant fait près de 80 morts et 150 blessés (selon les Houthis), cette attaque est l’une des plus meurtrières depuis le début de la campagne de bombardements lancée le 15 mars par Washington contre la milice. Par ailleurs, le 20 avril, le mouvement chiite a attribué de nouvelles frappes aux Etats-Unis, lesquelles auraient fait douze morts à Sanaa. Des raids aériens ont aussi été rapportés ce soir-là dans les provinces de Marib, Hodeida et Saada.
- Attaquant les navires israéliens et les navires accusés de soutenir l’Etat Hébreu dans le cadre du conflit à Gaza, les Houthis, qui perturbent le trafic maritime mondial en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, sont dans le collimateur de Washington. La campagne de bombardements américaine s’intensifie depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche et la fin du cessez-le-feu le 18 mars entre Israël et le Hamas, alors que la résilience des rebelles est régulièrement soulignée.
- Les Etats-Unis ont sanctionné le 17 avril la Banque internationale du Yémen, jugée « essentielle » aux Houthis. Ils ont également accusé l’entreprise chinoise Chang Guang Satellite Technology de soutenir les rebelles yéménites. Directement liée à l’armée chinoise, elle fournirait des images satellitaires aux Houthis, leur permettant d’identifier et d’attaquer les navires internationaux en mer Rouge. Liu Pengyu, porte-parole de l’ambassade de Chine à Washington, a déclaré ne pas être informé de la situation.
- Les bombardements américains s’inscrivent dans un contexte marqué par la reprise, le 19 avril à Rome, des pourparlers indirects entre Washington et Téhéran, sous médiation omanaise, au sujet du programme nucléaire iranien. Alors que les Houthis sont soutenus par l’Iran, l’attaque du 17 avril est perçue comme un signal vis-à-vis de Téhéran.
- Selon les observateurs, le tournant de la campagne aérienne américaine au Yémen pourrait laisser présager une offensive terrestre des forces anti-houthis sous la houlette de l’Arabie Saoudite. Soutenant le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale face aux rebelles, Riyad avait lancé une offensive terrestre en 2015, avant de se désengager du conflit au Yémen en 2022. Téhéran a cependant été affaibli ces derniers mois, notamment avec la chute de Bachar al-Assad en Syrie, ce qui modifie la dynamique régionale. (Reuters, Le Monde, TV5Monde, APNews, Opex360, Le Monde)
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FRANCE
Attaque au couteau dans un lycée à Nantes
Le 24 avril, une attaque au couteau s’est déroulée au collège-lycée privé Notre-Dame-de-Toutes-Aides à Nantes. Un élève scolarisé dans l’établissement aurait fait irruption pendant la pause de midi et attaqué une élève au deuxième étage avant de poignarder trois autres lycéens en redescendant. Une élève de seconde est décédée des suites de ses blessures.
- L’élève à l’origine de l’attaque aurait envoyé un document de treize pages appelé “l’action immunitaire” à l’ensemble des élèves avant le passage à l’acte. Le lycéen explique qu’“il ne justifie aucun acte, il expose uniquement des faits ». Dans ce document, il dénonce une « mondialisation qui décompose l’humain », « un écocide généralisé » ou encore « le conditionnement social totalitaire ».
- Le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, a déclaré que “le psychiatre ayant procédé à l’examen du mis en cause a conclu à l’incompatibilité de son état de santé avec la mesure de garde à vue en cours. L’intéressé va donc être désormais conduit à l’hôpital”.
- Elisabeth Borne avait déclaré en mars “entre février 2024 et février 2025, les signalements pour usage d’armes blanches dans les établissements ont connu une hausse de 15%”. (France Info, Figaro)
Série d’attaques contre les prisons partout en France
Depuis le 13 avril, les prisons et les agents pénitentiaires sont victimes d’une série d’attaques. Bruno Retailleau a évoqué 65 incidents survenus depuis le 13 avril dans une trentaine de départements, touchant des centres pénitentiaires et leurs agents. Il a expliqué qu’ “un tiers des départements ont connu des faits, des incendies criminels sur des établissements pénitentiaires, sur des domiciles d’agents pénitentiaires.” Le groupe Défense des prisonniers français, jusque-là inconnu des autorités, a revendiqué les faits, expliquant “être là pour défendre les droits de l’homme à l’intérieur des prisons”.
- Gérald Darmanin a quant à lui expliqué que cette vague de violences avait eu lieu en réponse à sa décision de regrouper les détenus les plus dangereux dans des prisons de haute sécurité. Il a affirmé : “ils le font parce que nous prenons des mesures contre le laxisme qui existait peut-être jusqu’à présent dans les prisons, qui a mené notre pays à des difficultés extrêmement graves, des réseaux de drogue qui continuent à partir des cellules carcérales”.
- Le ministre de la Justice a par ailleurs déclaré que “ces intimidations ne marchent pas. Ce régime de détention fait sans doute peur aux trafiquants, mais ils le doivent à un seul homme : Mohammed Amra.”
- Le Parquet national antiterroriste est actuellement saisi de 13 faits survenus entre le 13 et le 21 avril dans neuf départements. (20 minutes, Ouest France)
Merci aux membres du pôle qui ont participé à la rédaction de cette veille !
